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La coupe d’arbres anciens nuit à la culture autochtone, selon des Premières Nations

Une dame marche sur la souche d'un arbre géant, alors qu'elle en touche le tronc de sa main.

Andrea Inness, une des membres de l'Ancient Forest Alliance, marche aux côtés d'un immense cèdre rouge abattu dans la vallée de Nahmint, près de Port Alberni, en 2018.

Photo : TJ Watt/Ancient Forest Alliance

Radio-Canada

Le conseil tribal des Premières Nations Nuu-chah-nulth demande à la Colombie-Britannique de mieux protéger ses anciennes forêts pour préserver tant l'environnement que leur culture.

Les terres des Nuu-chah-nulth, sur la côte ouest de l’île de Vancouver abritent quelques-uns des arbres les plus anciens et les plus gros de la province.

Les Premières Nations déplorent toutefois la disparition rapide de ces témoins des temps anciens et somment la province de ralentir, sinon d’arrêter leur coupe.

Histoire, culture et spiritualité

Pour la présidente du conseil tribal, Judith Sayers, il est surtout question de préserver l’héritage culturel des Premières Nations.

Toutes nos vies et une bonne partie de notre spiritualité sont liées à la forêt.

Judith Sayers, présidente du conseil tribal des Premières Nations Nuu-chah-nulth

Les Premières Nations Nuu-chah-nulth utilisent traditionnellement le bois de cèdres jaunes et rouges âgés, notamment pour la fabrication de canots, de totems et de maisons longues.

Faute d’arbres, d’autres Premières Nations viennent désormais s’approvisionner chez les Nuu-chah-nulth, explique Judith Sayers.

La présidente du conseil précise toutefois que la coupe ne menace pas que les arbres, mais qu’elle a aussi un effet sur la fraie des saumons.

Protection des écosystèmes

Des moyens de protection sont toutefois en place, puisque la province protège 55 % des 3,2 millions d’hectares de forêts anciennes qu’elle compte sur son territoire.

Ce n’est toutefois pas assez, selon divers groupes environnementaux qui demandent une extension de l’aire protégée.

Selon Judith Sayers, il est impératif que les entreprises qui exploitent les forêts de la province s’inspirent des pratiques autochtones quant au respect des forêts anciennes.

Certaines des Premières Nations Nuu-chah-nulth exploitent, en effet, des entreprises forestières en vertu des traités qui les lient au gouvernement fédéral, mais elles le font en tentant de préserver le patrimoine des forêts anciennes, explique Mme Sayers.

Dans une déclaration, le ministère des Forêts, des Terres, de l’Exploitation des ressources naturelles et du Développement rural dit s’engager à travailler avec les Premières Nations pour assurer une gestion durable des écosystèmes des forêts anciennes.

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones