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Des CISSS et des universités à la recherche des meilleures pratiques en santé adaptables aux régions

Le pavillon d'un centre de santé et de services sociaux.
Le CISSS-AT, pavillon Gabrielle Laramée Photo: Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault
Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ont conclu une entente avec leurs homologues de l'Est-du-Québec. Le Consortium InterS4 vise à partager les meilleures pratiques en santé dans des territoires caractérisés par leur grandeur et une faible densité de population.

Un texte d'Émilie Parent-Bouchard

Les balbutiements de cette première collaboration pourraient éventuellement jeter les bases de la recherche en santé dans les régions où les centres intégrés n'ont pas une vocation universitaire.

Savoir, santé et services sociaux : c'est ce à quoi réfléchiront les équipes santé de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches ainsi que les Universités du Québec à Rimouski et en Abitibi-Témiscamingue.

Une plateforme de partage de connaissances

Selon le coordonnateur du Consortium InterS4, France-Charles Fleury, ces régions partagent certaines réalités notamment de grands territoires, une faible densité de population et on a des défis qui sont assez communs. Alors on s'est mis ensemble pour partager une plateforme de courtage de connaissances.

L'idée étant de pouvoir trouver les meilleures pratiques pour répondre à des problèmes qui sont prioritaires pour les organisations, ajoute-t-il. L'intérêt ici de l'Abitibi, c'est de pouvoir avoir accès à des connaissances, des matériaux sur les meilleures pratiques qui soient applicables à la réalité d'ici.

Remplacement d'un médecin en milieu rural lors de sa retraite, rétention des infirmières, organisation optimale des services de proximité : voilà le type de questions qui pourraient être soulevées.

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

À titre de conseillère cadre en support aux pratiques professionnelles et aux programmes, Chantal Deguise s'intéresse déjà à ces questions. Mais selon elle, le consortium améliorera l'efficience du réseau.

C'était un besoin, je pense. On est tous à des niveaux différents d'expérience dans cette recherche qu'on a à faire et pour la plupart, en tout cas pour la direction des services multidisciplinaires, c'est un volet qui a été développé avec la création des CISSS, ça n'existait pas par le passé, donc, c'est d'outiller ces gens-là pour répondre exactement au mandat qui nous est confié, dit Chantal Deguise.

On développe des liens et clairement, chaque installation a souvent les mêmes préoccupations, les mêmes dossiers à travailler. Donc, tranquillement les liens s'établissent, mais avec le consortium qui réunit des établissements nous offre un réseautage qui va se créer. [...] Ça va être encore plus bénéfique parce qu'il y a un partage de travaux qui va être plus accessible, croit Chantal Deguise.

Si quelque chose a été fait quelque part, on va le regarder, l'adapter, on n'aura pas de raison de réinventer la roue et se poser les mêmes questions.

Chantal Deguise
Yves Desjardins, PDG du CISSS-AT.Yves Desjardins, PDG du CISSS-AT Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Le président-directeur général du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, Yves Desjardins, croit même que les effets pourraient aller plus loin.

On travaille maintenant pour la partie recherche, transfert des connaissances, dit-il. Vous savez, les universités ont un rôle académique important. Ce qu'on souhaite, c'est que ce rôle de développement de la recherche reste aussi pas uniquement dans les universités, mais vienne dans nos milieux de pratique et soit utile pour nos milieux de pratique et que nous, les milieux de pratique, on puisse influencer les milieux de la recherche dans les questions de recherches qu'ils vont chercher.

Dans 5, 6, 7 ans, nous [comme] CISSS [Centre intégré de santé et de services sociaux], pourquoi pas peut-être être un CIUSSS [Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux]? Mais un CIUSSS avec une vocation où toutes les régions, petites régions du Québec bénéficieraient du « U » en consortium?

Yves Desjardins

Parce qu'en soit, on n'a pas la capacité nous d'être autonomes pour CIUSSS, on n'a pas les effectifs, on n'a pas l'expertise, mais en se mettant ensemble, pourquoi pas? Pourquoi ne pas avoir au Québec, l'ensemble de cette mission-là, tant de dispensation de soins, de recherche et d'enseignement, avec nos universités?, s'interroge Yves Desjardins.

InterS4 est doté d'une enveloppe financière d'un peu plus de 90 000 $ jusqu'en 2020.

Abitibi–Témiscamingue

Société