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La Turquie a transmis des enregistrements sur Khashoggi aux Occidentaux

Une pancarte avec la photo du journaliste saoudien Jamal Khashoggi est entre les mains d'un manifestant, qui est aux côtés d'une femme à l'air pensif.

Dans cette photo datant du 10 octobre 2018, devant l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, un homme tient une pancarte arborant la photo de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien exilé aux États-Unis et mort le 2 octobre 2018.

Photo : The Associated Press / Jacquelyn Martin

Radio-Canada

La Turquie a transmis aux États-Unis, à la France, à l'Allemagne et au Royaume-Uni des enregistrements concernant l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le mois dernier, a annoncé samedi le président Recep Tayyip Erdogan.

La présidence a aussi précisé que les enregistrements ont été écoutés, mais qu'aucun document écrit n'a été transmis.

Dès le début de l'affaire, certains médias et des responsables turcs parlant sous le couvert de l'anonymat ont rapidement affirmé qu'Ankara détenait un enregistrement audio du meurtre et qu'il avait été partagé avec la directrice de la CIA, Gina Haspel, lors d'un déplacement en Turquie à la fin d'octobre.

Mais l'existence de tels enregistrements n'avait pas encore été confirmée officiellement.

« Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici, ils savent », a dit le président turc.

Il a ajouté que l'Arabie saoudite savait que l'assassin de Jamal Khashoggi figurait parmi les 15 Saoudiens arrivés en Turquie quelques heures avant le meurtre du journaliste, le 2 octobre, au sein du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Les nombreux photographes de presse photographient les enquêteurs médico-légaux turcs, qui sortent des véhicules pour entrer dans le domicile du consul saoudien en Turquie.

Les enquêteurs médico-légaux turcs à leur arrivée au domicile du consul saoudien en Turquie

Photo : Reuters / Osman Orsal

« Il n'est pas nécessaire de déformer les faits, ils savent que le ou les meurtriers font partie de ces 15 personnes », a déclaré Erdogan.

L'Arabie saoudite a fini par reconnaître à la fin du mois dernier que le meurtre de M. Khashoggi avait été prémédité et qu’il a été tué au cours d'une opération « non autorisée » par Riyad.

L’identité du meurtrier n’a toutefois pas été révélée.

Le président turc Tayyip Erdogan lors d'une réunion au parlement turc à Ankara, en Turquie, le 23 octobre 2018.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à punir les «commanditaires» du «meurtre sauvage» de Jamal Khashoggi.

Photo : Reuters / Tumay Berkin

Recep Tayyip Erdogan a également accusé le procureur général saoudien Cheikh al-Mojeb de ne pas coopérer, ce qui ralentit l’enquête.

Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux États-Unis, écrivait régulièrement pour le Washington Post des articles très critiques envers le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS).

Rencontre entre Erdogan et Trump

Erdogan, qui s'exprimait avant son départ pour Paris où il assistera aux cérémonies du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, a précisé qu'il profiterait de l'occasion pour tenter de s'entretenir samedi en tête-à-tête avec son homologue américain Donald Trump.

Après une réunion samedi à Paris, le président des États-Unis, Donald Trump, et le président français, Emmanuel Macron, ont convenu que les autorités saoudiennes doivent faire toute la lumière sur le meurtre de Jamal Khashoggi, a déclaré une source de la présidence française.

Plus d'un mois après sa mort, le corps de Jamal Khashoggi n'a toujours pas été retrouvé. Un conseiller de M. Erdogan, Yasin Aktay, a affirmé la semaine dernière qu'il a été découpé puis dissous dans de l'acide.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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