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Chapelle ardente pour Bernard Landry à l'Assemblée nationale

François Legault et Isabelle Brais se recueillent devant la dépouille de Bernard Landry.

Photo : The Canadian Press / Clement Allard

Radio-Canada

La dépouille de l'ancien premier ministre Bernard Landry était exposée toute la journée en chapelle ardente au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Les citoyens et les dignitaires pouvaient offrir leurs condoléances aux proches de M. Landry jusqu'à 18 h.

L'hommage a débuté un peu après 9 h, lorsqu'une dizaine d’agents de la Sûreté du Québec ont accueilli le cortège funèbre. Recouvert d’un drapeau du Québec, le cercueil de M. Landry a ensuite été transporté à l’intérieur du Salon rouge.

La dépouille de l'ancien premier ministre Bernard Landry est exposée en chapelle ardente au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Le cercueil de l'ancien premier ministre Bernard Landry dans le hall du parlement

Photo : Radio-Canada / Mathieu Dion

Ancien compagnon d'armes de Bernard Landry, le premier ministre François Legault a été parmi les premiers dignitaires à se recueillir, en compagnie de son épouse.

« Pour lui, c'est toujours important de faire passer le bien commun avant l'intérêt partisan, a-t-il souligné. C'était vraiment un homme de devoir. »

M. Legault a souligné l'importance qu'avait eue l'ancien premier ministre souverainiste dans son propre parcours politique.

« J'ai appris beaucoup avec M. Landry en économie. J'ai appris ce que c'est d'être un homme d'État. »

Était également présent le prédécesseur de M. Landry à titre de premier ministre du Québec, Lucien Bouchard.

Revenir ici où nous nous sommes rencontrés et avons travaillé, où nous étions si actifs et intenses durant nos vies, et le voir en chapelle ardente dans une salle où nous travaillions, c’est quelque chose [de difficile] à digérer.

Lucien Bouchard

Le chef par intérim du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, est venu lui aussi témoigner de l'importance de la contribution de M. Landry à l'essor du Québec.

Sylvain Gaudreault, Véronique Hivon, Pascal Bérubé et Chantal Renaud.

Sylvain Gaudreault, Pascal Bérubé et Véronique Hivon discutent avec Chantal Renaud.

Photo : La Presse canadienne / Clement Allard

« Au nom du Parti québécois, nous voulons lui rendre hommage pour tout ce qu'il a fait, a-t-il déclaré. Pour toute l'inspiration qu'il procure à notre mouvement. »

La députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, a aussi souligné sa grande contribution.

« Pour moi, c’est un symbole incroyable de ténacité de combativité, de constance dans la poursuite de son idéal et de la quête d’un pays indépendant », a-t-elle déclaré.

L'ex-chef du PQ Pierre-Karl Péladeau a lui aussi souligné que « son dévouement économique est indéniable, mais c'était plus que ça. Il était aussi un grand amant de la langue française et de la culture québécoise. Aucun moment dans sa vie n’a été traversé par un doute, au contraire il a milité jusqu’à la dernière minute de sa vie ».

Hommages d'anciens adversaires

D'autres personnalités ont défilé au Salon rouge durant la journée, parmi lesquelles figuraient notamment le député fédéral Gérard Deltell, l'avocat et ancien artisan du mouvement souverainiste, Guy Bertrand, le lieutenant-gouverneur J. Michel Doyon, l'ex-ministre libéral Clément Gignac et la consule générale de France à Québec, Laurence Haguenauer.

Cette dernière, qui dit avoir eu « la grande chance de le rencontrer » a fait valoir toute l'importance que revêtait la relation France-Québec aux yeux de l'ancien premier ministre, qui avait étudié et vécu à Paris durant ses jeunes années.

« C'est un grand homme d'État que le Québec a perdu, un ami, un constructeur, un bâtisseur de la relation entre la France et le Québec que nous avons tous perdu », a-t-elle fait remarquer, lors d'un bref point de presse.

L'opposition officielle libérale était représentée par son leader parlementaire, le député de Jean-Talon et ex-ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

Je veux saluer tout le travail qu'il a fait, saluer cet héritage également, et souhaiter qu'il y ait encore des hommes comme lui et des femmes comme lui qui s'engagent à l'avenir dans la politique québécoise.

Sébastien Proulx, leader parlementaire libéral

Parmi les citoyens venus lui rendre un dernier hommage, une femme a rappelé que « M. Landry avait des convictions, et c’est souvent ce qui donne un sens à toute notre vie. Il m’a permis de comprendre, alors que je n'étais pas tellement politisée, pourquoi on pouvait croire qu’on est Québécois [...], pourquoi on pouvait croire qu'on est un pays ».

Pour elle, c'est aussi grâce à M. Landry qu'elle et ses six frères et soeurs ont eu la chance d'aller à l'université, alors qu'ils étaient issus d'une famille modeste.

Les funérailles d'État de Bernard Landry, décédé le 6 novembre à l'âge de 81 ans des suites d'une longue maladie pulmonaire, seront célébrées mardi à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Les funérailles auront été précédées d'une autre chapelle ardente lundi, à la basilique Notre-Dame de Montréal, également de 10 h à 18 h.

Bernard Landry laisse dans le deuil sa conjointe Chantal Renaud et trois enfants, Julie, Philippe et Pascale, nés d'une union précédente avec la juge Lorraine Laporte, décédée en 1999.

Les drapeaux du Québec sont en berne jusqu'à la tenue des funérailles.

Avec les informations de La Presse canadienne

Québec

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