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Un millier de Yukonnais au front lors de la Première Guerre mondiale

Un groupe de 15 hommes posent en habit militaire.
Des soldats du Yukon se reposent dans leur caserne, en Angleterre, avant de partir au front, en 1917. Photo: Archives du Yukon

En 1914, quand la nouvelle de la Grande Guerre est parvenue au Yukon, le territoire ne comptait qu'environ 5000 habitants. De ceux-là, plus d'un millier s'embarqueront vers les champs de bataille.

L'historien Michael Gates, qui vient de publier un ouvrage sur la participation du Yukon à la Première Guerre mondiale, affirme que, de toutes les provinces et de tous les territoires, c'est le Yukon qui a enregistré le plus important taux de participation.

Le commissaire George Black a émis une annonce un jour ou deux après que la guerre ait été déclarée et les gens ont commencé à s'engager presque immédiatement.

Michael Gates, historien

L'historien précise que l'implication des Yukonnais « s'est poursuivie pendant les 4 ans qu'a duré la guerre, si bien que des 5000 habitants, environ 1000 à [plus de] 1100 personnes, probablement, se sont enrôlées ».

La plupart de ces soldats s'identifiaient à l'époque comme Britanniques, mais des Américains et des Européens, y compris des Français, qui prospectaient à l'époque dans le Klondike, sont allés au front.

Photo noir et blanc de soldats marchant dans un champ, à côté d'un char d'assaut.Les troupes de la 2e Brigade motorisée canadienne de mitrailleuses comptaient de nombreux Yukonnais. Photo : Archives du Yukon

Michael Gates croit d'ailleurs que ce sont peut-être leurs habiletés en tant que prospecteurs qui les rendaient attrayants pour l'armée.

« Le type de personne qui venait au Nord et y restait le faisait probablement pour l'aventure [...] et une fois outre-mer pour servir, ils avaient des habiletés qui les rendaient particulièrement utiles en raison de la prospection et de la nature sauvage au Yukon. »

Photo en noir et blanc d'une parade de soldats dans une ville d'Europe.Les soldats entrent à Mons en Belgique à la fin de la guerre. Le soldat sur la motocyclette est le Lyman Black de Dawson. Photo : Archives du Yukon

Seule une centaine reviendront au Yukon, explique l'historien, certains étant incapables de faire le voyage de retour en raison de leurs blessures.

Les femmes actives à Dawson

Si les hommes ont quitté le Klondike pour les champs de bataille, à Dawson, les femmes ont également pris part aux efforts de guerre.

Photo en noir et blanc d'un groupe de femmes avec un drapeau britannique.Les femmes de la ville de Dawson ont été particulièrement actives durant la guerre en amassant des fonds, en tricotant des chaussettes ou en préparant des colis destinés aux soldats outre-mer. Photo : Archives du Yukon

« Pendant la guerre, les femmes du Yukon ont récolté [10 fois plus d'argent] par habitant que n'importe quelle autre juridiction au pays », souligne Michael Gates.

Avec la participation des membres de l'Imperial Order Daughters of the Empire, les femmes feront pression pour la prohibition, puis, pour le droit de vote.

« Il faut aussi se rappeler des familles »

L'ancien combattant et vice-président de la Légion royale canadienne de Whitehorse, Red Grossinger, organise chaque année la célébration du jour du Souvenir.

portrait de Red Grossinger en uniformeRed Grossinger organise chaque année les cérémonies du jour du Souvenir à Whitehorse. L'ancien combattant a deux fils qui ont également servi dans l'Armée canadienne. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

« Il faut bien se rappeler des gens qui ont participé à différentes guerres pour assurer notre liberté, c'est principalement l'idée du jour du Souvenir. C'est eux qui ont mis leur vie en danger, pas seulement [lors des] guerres, mais aussi [lors des] missions de paix des Nations Unies et des opérations de l'OTAN. »

Il aussi faut se rappeler des familles, [celles] qui sont restées chez eux, ici, au Yukon, et à travers le pays, pour supporter nos vétérans. C'est très important.

Red Grossinger, ancien combattant

Red Grossinger affirme qu'aujourd'hui, la Légion royale canadienne au Yukon s'assure de venir en aide aux anciens combattants, dont certains choisissent le territoire pour « se cacher en raison des malaises subis [au cours de] nos opérations à travers le monde, [des malaises] non seulement physiques, mais mentaux aussi ».

Des fleurs gisent au pied du monument.Le cénotaphe, devant la mairie de Whitehorse. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

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