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Il y a 100 ans, l’Est-du-Québec apprenait la fin de la Première Guerre

Journée de l’Armistice à Rimouski en avant du Séminaire, le 9 novembre 1952.

Journée de l’Armistice à Rimouski devant le Séminaire, le 9 novembre 1952.

Photo : Gérard Lacombe, Fonds J.-Gérard Lacombe [P24, S3, SS7, D134], BAnQ Rimouski

Radio-Canada

Le 11 novembre 1918 marque la fin de la Première Guerre mondiale. Au cours des quatre années du conflit, des milliers de soldats de l'Est-du-Québec combattent en Europe.

Un texte d’Édith Drouin, d'après une entrevue à l'émission L'heure de l'Est

Le matin du 11 novembre 1918, c’est par l’entremise d’un télégramme rédigé en anglais qu’on apprend la fin de la Première Guerre mondiale au Séminaire de Rimouski.

Télégramme du 11 novembre 1918 annonçant la fin de la Première Guerre mondiale.Agrandir l’image

Télégramme du 11 novembre 1918 annonçant la fin de la Première Guerre mondiale

Photo : Fonds du Séminaire Saint-Germain de Rimouski [P60], BAnQ Rimouski

La plupart des Québécois l’apprennent par l’entremise des médias écrits, explique l'historienne Véronique Dupuis. À Rimouski, la nouvelle est publiée dans le Progrès du Golfe le samedi suivant.

L'édition du journal Le Progrès du Golf publié après la fin de la Première Guerre mondiale.Agrandir l’image

L'édition du journal Le Progrès du Golf publié après la fin de la Première Guerre mondiale

Photo : BAnQ

L’armistice signé par les Allemands et les Alliés met ainsi fin à la guerre qui a tué 10 millions de militaires, dont 66 000 Canadiens.

Ça a été une véritable boucherie, il y a des milliers de soldats de l’Est-du-Québec qui sont allés se battre au front, 190 ont péri.

Véronique Dupuis, historienne

Le courage de certains militaires de l’Est-du-Québec a d’ailleurs été souligné. C’est notamment le cas du caporal Joseph Thomas Keable, du lieutenant Jean Brillant et du capitaine Paul Triquet.

Vitrine commémorative du magasin Verreault à Rimouski le jour de l’Armistice le 10 novembre 1952.

Vitrine commémorative du magasin Verreault à Rimouski le jour de l’Armistice le 10 novembre 1952.

Photo : Gérard Lacombe, Fonds J.-Gérard Lacombe [P24, S3,SS7, D135], BAnQ Rimouski

Ils ont tous les trois reçu la plus haute distinction militaire britannique : la croix de Victoria. Cette médaille récompense un acte de bravoure exceptionnel.

La fin de la guerre, le début de la grippe espagnole

Dans l’édition du Progrès du Golfe qui marque la fin de la Première Guerre mondiale, on peut aussi lire un article qui demande la construction d’un hôpital.

Cette demande est liée à l’apparition de la grippe espagnole. Selon l’historienne Véronique Dupuis, le rapatriement des troupes à la fin de la guerre favorise la propagation du virus, très contagieux et mortel.

La grippe espagnole a fait entre 50 et 100 millions de morts; en quelques mois, elle a fait autant de morts que la Première Guerre mondiale en quatre ans.

Véronique Dupuis, historienne

Elle explique que la pandémie se déclare au printemps 1918 et qu’elle déstabilise les populations qui ne sont pas préparées à cette éventualité et qui n’ont pas d’antibiotiques ou de vaccins pour combattre la maladie, qui a alors un taux de mortalité de 90 %.

C’est ce manque de préparation qui pousse la population à demander la construction d’un hôpital à Rimouski. La construction commencera finalement quelques années plus tard, en 1926.

La grippe espagnole a fait 55 000 victimes au Canada et 14 000 au Québec.

Bas-Saint-Laurent

Histoire