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Nouvelles accusations contre le présumé responsable de l'envoi de colis piégés à des anti-Trump

Cesar Sayoc

Cesar Sayoc est le suspect arrêté par le FBI relativement à la vague de colis suspects envoyés à des personnalités démocrates et des critiques de l'administration Trump.

Photo : La Presse canadienne

Agence France-Presse

Cesar Sayoc, le farouche partisan de Donald Trump accusé d'avoir envoyé une série de colis piégés visant des détracteurs du président, a été inculpé vendredi à New York de 30 chefs d'accusation qui pourraient lui valoir la prison à perpétuité.

Selon l'acte d'accusation validé par un grand jury réuni à New York et rendu public par le procureur fédéral de Manhattan, M. Sayoc a été inculpé de 30 chefs d'accusation liés à l'envoi des 16 colis piégés qu'il est soupçonné d'avoir expédiés au total.

Une première plainte contre M. Sayoc déposée en Floride ne comportait que 5 chefs d'accusation pour un total de 13 colis.

Parmi les 14 personnalités anti-Trump visées par ses paquets, seules 5 d'entre elles sont mentionnées nommément dans l'acte d'accusation new-yorkais : le milliardaire et philanthrope George Soros, l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton, l'acteur Robert De Niro, l'ex-directeur de la CIA John Brennan et l'ex-directeur du renseignement américain James Clapper.

Les 30 chefs d'accusation se divisent en 6 catégories, dont « utilisation d'une arme de destruction massive », « envoi illégal d'explosifs » et « utilisation d'explosifs pour commettre un crime grave ».

Aucune nouvelle date d'audience n'a été fixée pour Sayoc, transféré de Floride à New York le 5 novembre.

Il n'a pas encore indiqué s'il plaiderait coupable ou non coupable de ces accusations.

Cesar Sayoc avait aussi envoyé des colis à l'ancien président Barack Obama, à son ancien vice-président Joe Biden et à plusieurs élus du Congrès, dont le sénateur du New Jersey Cory Booker et la représentante californienne Kamala Harris, tous deux cités parmi les candidats démocrates possibles à la présidentielle de 2020.

Aucun des colis n'avait explosé ni même atteint leur destinataire. Mais en visant spécifiquement les démocrates, ils avaient fait monter la tension aux États-Unis, en pleine campagne électorale pour les élections de mi-mandat du 6 novembre.

M. Sayoc, qui avait des antécédents judiciaires et vivait dans une camionnette couverte d'affiches pro-Trump et anti-démocrates, avait été arrêté en Floride, cinq jours après que le premier colis visant M. Soros eut été retrouvé dans la boîte aux lettres de sa résidence au nord de New York.

Après une vaste chasse à l'homme, la police avait retrouvé ses empreintes digitales et son ADN sur les paquets.

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