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Test de français : des étudiants expulsés du programme d’enseignement de l'Université de Moncton réagissent

Zoreika Robichaud en train d'étudier.
Expulsé de l'Université de Moncton en 2016, Zoreika Robichaud obtiendra malgré un diplôme en éducation, mais d'un établissement anglophone. Photo: Radio-Canada / Camille Bourdeau
Radio-Canada

La manière d'administrer le test de français pour les étudiants en enseignement à l'Université de Moncton changera en 2019. Mais qu'en est-il des étudiants qui ont déjà échoué ce test et qui ont dû se tourner vers d'autres options?

Depuis 2010, les étudiants en enseignement à l'Université de Moncton doivent obligatoirement réussir un test de compétence langagière en français avant la troisième année. S'ils n'y parviennent pas, ils sont expulsés du programme et doivent choisir une autre carrière ou étudier dans une autre école.

En 2016, Zoreika Robichaud et 17 de ses camarades de classe ont échoué le test de compétence langagière de français imposé par le programme d’enseignement de l’Université de Moncton avant la troisième année du baccalauréat. Résultat : ils ont tous été expulsés du programme.

De savoir qu'on est 18 qui ont eu le même verdict, c'était comme, okay il y a vraiment quelque chose qui se passe, on n'est pas assez soutenu, lance Zoreika Robichaud.

La nouvelle a tout de même été difficile à encaisser.

J’ai pleuré, j’ai appelé ma mère, elle a pleuré avec moi aussi. Mon père aussi était déçu.

Zoreika Robichaud

Un diplôme malgré tout, mais en anglais

Vendredi dernier, le sénat académique de l'Université de Moncton a accepté de changer cette situation. Le test sera dorénavant intégré à un cours entier qui porte sur la maîtrise du français. Mais il est trop tard pour Zoreika.

Elle a décidé de continuer et d’obtenir un diplôme en études individualisées et s’est ensuite inscrite à l’Université Crandall.

Elle obtiendra donc bientôt un diplôme en éducation, mais d’un établissement anglophone.

L'Université Crandall vue de l'extérieur. L'Université Crandall, au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Du côté de Corina Stiles, qui a aussi échoué le test, la transition sera plus longue. Elle se réjouit malgré tout d’apprendre que l’examen deviendra un cours dès l’an prochain.

Il y a des personnes qui m’ont [demandé si j’étais] fâchée, raconte-t-elle.

Quant à Zoreika, elle avoue qu’elle aurait aimé voir ces changements arriver plus tôt. Ça aurait pu jouer en notre faveur. On aurait eu une heure, une heure et demie deux fois par semaine pour se pratiquer et vraiment se focuser là-dessus.

L'étudiante Corina Stiles.Corina Stiles se réjouit de savoir que les futurs étudiants en éducation de l'Université de Moncton seront mieux encadrés en français. Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Zoreika termine son dernier stage en immersion en français à Riverview, après quoi elle deviendra officiellement enseignante.

D’après un reportage de Camille Bourdeau

Nouveau-Brunswick

Société