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Immigration francophone : la Nouvelle-Écosse en mode séduction

Lena Diab en novembre 2018.

Lena Diab, ministre néo-écossaise de l'Immigration, des Affaires acadiennes et de la Francophonie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Soucieuse d'attirer des immigrants pour répondre aux besoins en main-d'œuvre, la Nouvelle-Écosse compte sur l'attrait de la communauté francophone pour séduire les Français et les Belges.

Lina Diab, la ministre de l’Immigration, des Affaires acadiennes et de la Francophonie en Nouvelle-Écosse s’apprête à s’envoler pour l’Europe. Comme première étape de son périple, elle participera cette année encore au forum emploi Destination Canada, du 13 au 15 novembre à Paris.

Il y a 4000 candidats qui sont présélectionnés par l'ambassade de Paris pour venir à ces événements, explique la ministre Diab.

Elle fonde beaucoup d'espoirs sur cet événement pour recruter des immigrants de tous horizons, notamment des francophones.

On a beaucoup de travail à faire, mais il y a beaucoup de place [où] on peut vivre et travailler en français maintenant, dit-elle. Certainement, dans la ville d'Halifax, [à] Dartmouth, etc.

Laura Huynh Lê en novembre 2018.

Laura Huynh Lê, agente en immigration économique au Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Laura Huynh Lê, agente en immigration économique au Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ), a été invitée par le gouvernement provincial à faire le voyage et à participer à la mission de recrutement.

Mme Lê remarque un réel engouement pour la province de la part des francophones d'outremer.

On reçoit beaucoup de courriels de personnes qui n'ont pas encore de statut légal pour venir immigrer au Canada, mais qui sont intéressées à savoir ce qui se passe en Nouvelle-Écosse, quel est le marché du travail, explique-t-elle.

La péninsule d'Halifax vue en arrivant de Dartmouth.

La péninsule d'Halifax vue en arrivant de Dartmouth.

Photo : Getty Images / Mlenny

La CDÉNÉ dit avoir environ 80 postes francophones ou bilingues à combler en Nouvelle-Écosse, dans les secteurs de la santé, des jeux vidéo, de la construction de bateaux ou du milieu communautaire.

La meilleure situation, souligne Mme Lê, c’est d’avoir une offre d’emploi en poche avant de faire le voyage vers le Canada.

Cela peut évidemment aider à obtenir plus rapidement une résidence permanente.

Violène Mazé à Halifax en novembre 2018.

Violène Mazé.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

D'autres, en revanche, tentent leur chance sans avoir déniché d'emploi au préalable. Violène Mazé, une Bretonne récemment arrivée de France, n’avait pourtant pas au départ l'intention de s'établir en Nouvelle-Écosse.

Très rapidement, mon copain, au bout de deux, trois jours a trouvé un poste à Halifax, dit-elle. C'est pour ça, du coup, qu'on a décidé de rester.

En attente d'un permis de travail, Mme Mazé découvre la communauté francophone et établit des contacts.

On n'avait pas réalisé à quel point la culture francophone était ancrée aussi dans cette province-là.

Violène Mazé

Le fait de vivre le bilinguisme au quotidien lui a rapidement plu. Ce sera l’un des principaux arguments mis de l'avant par la délégation néo-écossaise dans les prochains jours en Europe.

Après Paris, la mission de recrutement se poursuivra en Belgique à Bruxelles, à Liège et à Namur, et se terminera à Lille, dans le nord de la France.

D’après un reportage d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Francophonie