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Le plan de rétablissement du caribou dévoilé à la mi-décembre

On voit de profil un jeune caribou sur un terrain rocheux. Le ciel est nuageux.
Un caribou sur le mont Jacques-Cartier, en Gaspésie Photo: iStock / gotrain
Radio-Canada

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, confirme que le plan d'action ministériel sur le caribou de la Gaspésie sera déposé à la mi-décembre.

Un texte de Joane Bérubé

Le dépôt du plan de rétablissement du caribou, attendu depuis près d'un an, devrait comporter de nouvelles mesures pour protéger le caribou de la Gaspésie, désigné comme espèce menacée par Québec, en 2009, et en voie de disparition par le gouvernement fédéral en 2004.

Il ne resterait que 75 caribous dans le massif des Chic-Chocs, soit une diminution du troupeau de 60 % sur une période de 10 ans. Un caribou, victime d’un braconnier, a été découvert cet automne, hors des limites du parc de la Gaspésie.

Le nouveau ministre souhaite que son plan favorise une meilleure cohabitation entre l’homme et le caribou. Il faut vraiment faire attention à la cohabitation, ce sont des éléments qui sont connus, mais il va falloir voir comment nous allons marier tout ça et c’est là-dessus que les gens du ministère travaillent présentement.

Il faut juste faire attention dans les actions qu’on va prendre pour avoir le moins d’impacts sur l’ensemble des utilisateurs.

Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs
Un caribou montagnard au Mont-Albert dans le parc de la GaspésieUn caribou montagnard au Mont-Albert dans le parc de la Gaspésie Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Le massif des Chic-Chocs est considéré comme le principal lieu de fréquentation du caribou de la Gaspésie.

Si une partie du massif est protégée puisqu'elle est située dans le parc de la Gaspésie, plusieurs montagnes sont en territoires publics ou dans les réserves Matane et Cap-Chat, donc susceptibles de faire l’objet de coupes forestières.

Les biologistes ont observé que la bête fréquente des aires hors du parc et qu’une bonne partie de son habitat déborde des limites de l’habitat légal actuel.

Des biologistes ont donc recommandé que l’exploitation forestière soit interdite dans une limite de 90 km autour du parc de la Gaspésie.

Cette recommandation de limiter les coupes est toujours à l’étude, mais ne semble pas séduire le nouveau ministre. On est à évaluer ces situations-là, mais cela ne veut pas dire que c’est la tangente que nous allons prendre  , a commenté Pierre Dufour.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Protection des espèces