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L'AFAT veut améliorer la rétention des entreprises forestières

Quelques travailleurs forestiers en forêt l'hiver.
Pour attirer des travailleurs forestiers et les conserver, les compagnies offrent des conditions de travail avantageuses. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La rétention de la main-d'oeuvre représente un défi important pour l'industrie forestière. C'est d'ailleurs le thème du 75e congrès annuel de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue, qui se tenait aujourd'hui au Centre des congrès de Rouyn-Noranda.

Avec les informations de Piel Côté

La crise forestière vécue, il y a encore quelques années, fait encore mal à l'industrie forestière. Le secteur peine à trouver de nouveaux travailleurs. La directrice générale de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue, Isabelle Boulianne, croit que les compagnies doivent changer leur mentalité.

Les jeunes se sont désintéressés de l'industrie forestière.

Isabelle Bouliane, directrice générale, Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue
La directrice générale de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue, Isabelle BoulianneLa directrice générale de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue, Isabelle Boulianne Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Des entreprises forestières ont longtemps roulé sans se questionner, car tout allait bien, donc nous n'avons pas appris à nous préoccuper de la rétention de la main-d'oeuvre et à prendre soin de nos employés, admet Mme Boulianne.

On prend souvent les gens en place pour acquis, ajoute pour sa part le vice-président aux services chez HumanBeng, Bruno Lambert.

 Le vice-président aux services chez HumanBeng, Bruno Lambert.Le vice-président aux services chez HumanBeng, Bruno Lambert. Photo : Radio-Canada / Piel Côté

M. Lambert trace un parallèle avec la Formule 1 quand il parle de rétention.

Le pilote, c'est lui qui va faire qu'on va gagner des courses. Dans l'organisation, parfois on s'occupe des machines, mais on oublie de s'occuper de nos pilotes et nos pilotes, ce sont nos employés.

Bruno Lambert, vice-président aux services chez HumanBeng

On met beaucoup d'argent en entretien sur des machines qui valent plusieurs milliers de dollars, mais il faut aussi entretenir nos employés, soutient M. Lambert.

Efforts continus

Selon le président de Métal Marquis, Guillaume Marquis, la rétention demandera beaucoup d'efforts au cours des prochains mois.

La principale lacune est qu'on ne vérifie pas suffisamment si les gens ont acquis les compétences. Souvent, on les met dans le bain, on les laisse aller et on ne prend pas le temps de leur donner du feedback, fait remarquer M. Marquis.

L'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue (AFAT) croit que la crise du bois est belle et bien terminée et que l'avenir est prometteur, que ce soit pour les employés, actuels, les étudiants ou bien les entrepreneurs.

Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière