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L'implantation de la SQDC à Drummondville dérange les commerces voisins

L'affiche des succursales de la SQDC.
La présence d'une succursale de la SQDC dérange les commerces voisins à Drummondville. Photo: Radio-Canada / François Gagnon
Radio-Canada

Problèmes de stationnement, pertes de revenus, langage ordurier : des commerçants voisins de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Drummondville affirment subir les contrecoups de la présence de l'établissement gouvernemental depuis son ouverture le mois dernier.

Depuis que c'est fermé les lundis, mardis et mercredis, c'est plus calme, mais quand ça rouvre le jeudi, ce sont des files jusqu'au trottoir. Ça ne finit plus et on n'a plus de stationnement. Les clients ont de la difficulté. Ils voient la cour pleine et virent de bord! , déplore Lorraine Tremblay, propriétaire du Nettoyeur Daoust.

Lorraine Tremblay, du Nettoyeur Daoust, voisin de la SQDC de Drummondville.
Lorraine Tremblay, du Nettoyeur Daoust, voisin de la SQDC de Drummondville. Photo : Radio-Canada

En attendant une accalmie, les commerçants exhortent leurs clients à ne pas faire défection.

Je peux te dire que j'ai perdu des clients et que mon chiffre d'affaires a baissé! , signale Mme Daoust.

On a une baisse de 20 % par rapport à la même période l'an dernier alors qu'on était en progression de 30 % depuis les 10 derniers mois.

Denis Drolet, propriétaire de La Place du Matelas

Le propriétaire du mail commercial affirme être en contact constant avec la SQDC et dit tout faire pour faciliter la vie de ses locataires. Des cônes ont notamment été ajoutés afin d'atténuer ces difficultés, qui sont temporaires, selon lui

À la SQDC, personne n'était disponbile vendredi pour nous accorder une entrevue. Un porte-parole nous a toutefois assuré que l'organisation met tout en oeuvre pour minimiser les impacts de son implantation, dont l'ajout récent d'un agent de sécurité. L'organisme provincial invite par ailleurs tous les commerçants qui se sentent lésés à communiquer avec elle.

Plusieurs visiteurs peinent toutefois à faire preuve de civisme, argue Denis Drolet.

Ma femme a été chargée par une cliente qu'on avait sortie du stationnement. Elle est embraquée dans son auto et elle l'a frôlée. Un autre est rentré pour l'engueuler comme du poisson pourri et moi, hier, je me suis fait harceler. Le gars a pris le cône pis il l'a garroché en plein milieu du stationnement et là on sait plus quoi faire, dit-il.

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