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Donald Trump restreint encore plus le droit d'asile

Le président américain Donald Trump pointe quelque chose du doigt en parlant à des journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche, à Washington.
Donald Trump veut interdire l'octroi du statut de demandeur d'asile aux personnes entrées illégalement aux États-Unis. Photo: Getty Images / Nicholas Kamm/AFP

Le président américain Donald Trump a signé vendredi un décret qui vise à rendre beaucoup plus difficile l'obtention du statut de demandeur d'asile aux États-Unis. Mesure aussitôt contestée devant les tribunaux par des organismes des droits civils.

Le texte interdit la demande d’asile à toute personne arrivée illégalement en sol américain, à l’exception des mineurs non accompagnés.

Il s’agit de la plus récente fronde du président américain pour resserrer les règles d’immigration, principal thème de sa campagne pour les élections de mi-mandat.

Or, l'American Civil Liberties Union (ACLU), le Centre pour des droits constitutionnels et le Southern Poverty Law Center ont saisi le tribunal fédéral de San Francisco pour empêcher l'application de ce décret, qui vise avant tout les migrants arrivant du Mexique.

« Le nouveau décret du président Trump sur l'asile est illégal. Ni le président ni ses secrétaires ne peuvent passer outre les principes clairs de la loi américaine, mais c'est exactement ce qu'ils tentent de faire », a indiqué à l’AFP Omar Jadwat, de l'ACLU.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a quant à lui invité les États-Unis à respecter le droit international et à veiller à ce que toute personne fuyant la violence ou la persécution puisse recevoir rapidement et « sans entrave » le statut de réfugié.

« La sécurité nationale et l'accueil digne des réfugiés et des demandeurs d'asile ne s'excluent pas l'un l'autre, mais se renforcent mutuellement », ajoute-t-il dans un communiqué.

Les tentatives précédentes du président s’étaient aussi butées à des recours judiciaires.

Il avait notamment proposé d’interdire l’entrée aux États-Unis de personnes provenant de pays à majorité musulmane. Décision que la justice américaine avait infirmée.

Une cour d'appel fédérale de Californie s’est aussi prononcée contre la volonté du président d’abroger un programme lancé par Barack Obama pour empêcher l'expulsion des centaines de milliers d'immigrés arrivés clandestinement aux États-Unis alors qu'ils étaient mineurs.

Le gouvernement américain se tournera vers la Cour suprême pour son nouveau décret, où la majorité des juges sont de tendance conservatrice.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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