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Travail de moine pour sauver le rempart palissadé de Beaucours

André Bergeron (à gauche) du centre de conservation de Québec, reçoit une planche avec des morceaux du rempart de 1693 découvert dans le Vieux-Québec

Les travaux de prélèvement du rempart palissadé de Beaucours dans le Vieux-Québec s'annoncent laborieux, prévient l'un des responsables chargés de l'opération.

Photo : Fonds ministère de la Culture et des Communications / LUIS DION-DUSSAULT

Radio-Canada

Les travaux de prélèvement du rempart palissadé de Beaucours dans le Vieux-Québec s'annoncent laborieux, prévient l'un des responsables chargés de l'opération.

Un texte de Carl Marchand

Les fortifications ont été découvertes au cours des dernières semaines lors de travaux. La palissade en bois de 1693 a sans surprise pris un coup de vieux.

« C'est du bois qui est assez dégradé. On ne peut pas simplement soulever les morceaux », explique le chef de l'équipe de conservateurs, André Bergeron.

André Bergeron explique la délicate opération de prélèvement du rempart palissadé de Beaucours

« On doit créer une plateforme et les sécuriser dans le fond des boîtes de transport, les maintenir humides en tout temps et mettre une protection pour empêcher l'évaporation de l'eau. »

Le temps presse pour deux raisons, toutefois, les pièces de bois conservées dans l'argile sont effectivement gorgées d'eau. Il faut les extraire avant le gel.

Des conservateurs tentent d'extirper les morceaux du rempart palissadé de Beaucours à Québec de la glaise avant la période de gel

Des conservateurs tentent d'extirper les morceaux du rempart palissadé de Beaucours de la glaise avant la période de gel

Photo : Fonds ministère de la Culture et des Communications / LUIS DION-DUSSAULT

Ensuite, il faut limiter autant que possible l'exposition de la découverte à l'air libre.

« Dès le moment où on met au jour ces objets fragiles, très rapidement, ces matériaux-là vont se dégrader. C'est inexorable, dès que la dégradation se commence, on ne peut pas rattraper ça par la suite », détaille M. Bergeron.

André Bergeron, restaurateur au Centre de conservation du Québec sur les lieux de la découverte du rempart palissadé de Beaucours à Québec

André Bergeron, restaurateur au Centre de conservation du Québec

Photo : Ministère de la Culture et des Communications / LUIS DION-DUSSAULT

On change radicalement le milieu dans lequel le bois s'est conservé. C'est le grand défi. On essaie de faire en sorte que la détérioration qui s'est entreprise dès le moment de la mise au jour soit ralentie le plus possible.

André Bergeron, restaurateur, Centre de conservation du Québec

Une fois l'opération terminée, il faudra s'armer de patience et laisser le temps au temps, pour que les morceaux du rempart palissadé sèchent.

« Si on essaie de forcer le séchage en une semaine, deux semaines, même deux mois, ça sera probablement une très mauvaise chose pour le bois », ajoute André Bergeron.

Québec

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