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Nouveau cas suspecté en Alberta d’une maladie infantile rare

Illustration en 3D de l'enterovirus responsable de l'amyélite flasque aiguë.
AFM Disease Photo: iStockPhoto
Radio-Canada

Les autorités médicales de l'Alberta ont indiqué qu'un enfant avait été hospitalisé en janvier pour un cas suspecté de myélite flasque aiguë (MFA), une maladie infantile peu commune qui s'apparente à la poliomyélite.

La MFA entraîne une enflure de la colonne vertébrale et des symptômes tels qu'une faiblesse aux bras et aux jambes et une paralysie du visage. Dans les cas les plus graves, les enfants atteints de la maladie peuvent présenter d’importants troubles respiratoires.

Selon le ministère albertain de la Santé, l’enfant hospitalisé en janvier a depuis obtenu son congé de l’hôpital. Il refuse cependant de confirmer où il a été traité, au nom de la confidentialité de son dossier médical.

Quatre-vingts cas de la maladie ont été déclarés l’an dernier aux États-Unis, un nombre en constante hausse depuis 2014. Les scientifiques ne peuvent expliquer ni la cause de la maladie ni la raison pour laquelle elle est en progression.

Manque de données sur la maladie au Canada

Il est aussi impossible de faire un suivi de la progression de la maladie au Canada, puisque sa déclaration n’est pas obligatoire au pays et que les données à son sujet ne sont pas systématiquement recueillies.

L’Agence de la santé publique du Canada surveille plutôt une catégorie plus large de maladies de la même famille, les paralysies flasques aiguës dont la MFA fait partie. Vingt-quatre cas de cette grande famille de maladies ont été confirmés au Canada dans la dernière année, dont quatre en Alberta, des chiffres « normaux », selon les autorités médicales qui ne peuvent néanmoins confirmer combien d’enfants ont souffert de la MFA durant la dernière année.

Des quatre cas en Alberta, seul l’enfant hospitalisé en janvier pourrait véritablement souffrir de MFA. Un microbiologiste de l’Université de Calgary, Craig Jenne, ne s’étonne pas que le diagnostic n’ait pas pu être confirmé. Il explique que l’accès à l’information sur la MFA est difficile en raison de sa rareté.

« Il n’y a encore rien d’alarmant, affirme Kristin Klein, adjointe au médecin hygiéniste en chef de l'Alberta. Si on suspecte que ces symptômes touchent notre enfant, il faut consulter son médecin », conseille-t-elle en ajoutant que les enfants courent un risque « extrêmement faible ».

Malgré ces propos rassurants, des voix s’élèvent pour réclamer un meilleur suivi de la progression de la maladie.

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