•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’avez-vous vu? Vos dents propres en 6 secondes et un présentateur virtuel de nouvelles

Radio-Canada

Des inventeurs suédois mettent au point une brosse à dents qui tue pas moins de 99,9 % des germes de votre bouche en un temps record, et des lecteurs « numériques » présentent maintenant les informations en Chine. Voici sept nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

Un texte d'Alain Labelle

1. Voici Pr Holo Gramme, votre conférencier invité!

Les gens qui assistaient à la conférence pouvaient voir les quatre conférencières et l'animatrice devant eux.Les gens qui assistaient à la conférence pouvaient voir les quatre conférencières et l'animatrice devant eux. Photo : Imperial College London

Les cours et les conférences universitaires sont appelés à prendre une tournure futuriste dans les prochaines années. L'Imperial College, une université britannique située à Londres, est devenue le premier établissement d’enseignement à offrir une conférence à ses étudiants durant laquelle deux des quatre participantes apparaissaient sous la forme d’un hologramme.

La technologie de téléprésence holographique mise au point par l’entreprise canadienne ARHT Media permet de capturer l’image d’une personne à n'importe quel endroit et de la diffuser en direct sous forme d'hologramme pratiquement partout dans le monde.

Illustration d'un studio portatif d'ARHT Media. Un studio portatif d'ARHT Media Photo : ARHT Media

Les deux conférencières étaient physiquement aux États-Unis et au Canada, mais leurs images étaient projetées sur la scène où se trouvaient les deux autres participantes et l’animatrice.

Les cinq femmes étaient capables de communiquer entre elles en temps réel, et même avec l’auditoire. Celles qui se trouvaient à l’extérieur avaient devant elles des moniteurs haute définition qui leur permettaient de voir les autres participantes, mais aussi les gens de l’auditoire avec lesquels elles pouvaient interagir et qu’elles pouvaient même regarder dans les yeux.

La technologie permet une expérience immersive et donne l'impression que les conférenciers sont réellement dans la pièce avec l’auditoire.

Le comédien et interprète Dashan répétant pour un spectacle holographique dans le studio d'ARHT Media à Toronto.
Le comédien et interprète Dashan répétant pour un spectacle holographique dans le studio d'ARHT Media à Toronto. Photo : ARHT Media

Pour envoyer l'image d'eux-mêmes à destination, les participants externes utilisent un simple studio qui permet de la mettre au point, c’est-à-dire un fond noir et un système spécial de lumières qui éclairent les deux côtés du corps.

L'Imperial College prévoit utiliser deux studios externes, l'un à Los Angeles, l'autre à New York, ainsi qu'une trousse portative pour permettre de « téléporter des experts du monde entier dans leurs salles de cours afin que les étudiants puissent apprendre et interagir avec eux ».

Une technologie similaire avait permis de recréer la présence sur scène de célébrités décédées, comme Michael Jackson, Elvis Presley et Roy Orbison. Mais c’est la première expérience de ce type menée dans les milieux universitaires.

Dans un premier temps, l’université utilisera cette technologie pour des conférences liées à son école de commerce, mais elle entend la déployer plus largement dans les prochaines années.


2. La brosse à dents arrive au 21e siècle

La brosse à dents UNOBRUSH. La brosse à dents UNOBRUSH Photo : UNOBRUSH

La brosse à dents actuelle n’a pas beaucoup évolué depuis son invention par les Chinois dans les années 1400. Elle a toujours présenté un désavantage important, puisqu’elle recueille les germes et la saleté qui circulent dans l’air ambiant et les transfère dans la bouche.

Deux inventeurs européens ont revu le concept et ont créé l’UNOBRUSH, qu’ils décrivent comme la brosse à dents la plus intelligente au monde. Daniel Stage Kristoffersen et Andreas Singh Dierks affirment qu’elle offre un nettoyage parfait de la bouche, des dents et des gencives en seulement six secondes. Mieux, elle tuerait pas moins de 99,9 % des germes.

La station d’accueil.La station d’accueil Photo : UNOBRUSH

En outre, elle empêche l'accumulation de plaques.

Comment y parvient-elle? Les chercheurs affirment avoir utilisé une technologie avancée de cartographie dentaire 3D qui a permis de créer un embout buccal de taille unique qui s'adapte à toutes les tailles et formes de bouche.

Ils ont également mis au point un matériau de qualité médicale (l’UNOfoam en attente de brevet), qui ressemble à une éponge, créé spécialement pour l'hygiène buccodentaire.

Lorsqu’il termine un nettoyage, l’utilisateur place son UNOBRUSH dans une station d’accueil fermée qui détruit les bactéries grâce à la lumière UV.

L’objectif des inventeurs était de rendre l’hygiène buccodentaire accessible à tous.

L'UNOfoam ne coûte que 4 $ et peut-être utilisé pendant un mois. Le prix de l’ensemble (avec l’embout et la station d’accueil) reste à déterminer.

Selon le plan de fabrication, le premier lot d’UNOBRUSH devrait être commercialisé en mai 2019.


3. Un présentateur virtuel de nouvelles

Le présentateur virtuel (à droite) et le véritable lecteur de nouvelles (à gauche).Le présentateur virtuel (à droite) et le véritable lecteur de nouvelles (à gauche). Photo : Xinhua

L'agence de presse Xinhua, gérée par l'État chinois, va désormais diffuser les informations en utilisant des présentateurs « numériques » combinant les images et les voix de ses animateurs vedettes avec la technologie de l'intelligence artificielle (IA).

Ces présentateurs peuvent lire n'importe quels textes grâce à l'IA qui les jumelle aux mouvements de leurs lèvres.

Ces présentateurs peuvent ainsi travailler 24 heures sur 24 dans les bureaux de l’agence et sur ses différentes plateformes de médias sociaux, ce qui réduit selon elle les coûts de production de l'information et améliore son efficacité. Ils dépendent quand même d’un rédacteur humain qui doit placer un texte dans le système.

Le présentateur virtuel anglophone de l'agence Xinhua.Le présentateur virtuel anglophone de l'agence Xinhua Photo : Xinhua

La technologie utilisée n’a pas été divulguée, mais le produit final rappelle beaucoup les « deepfakes », ces vidéos truquées très réalistes qui se propagent sur le web depuis quelques années et qui permettent de véhiculer de fausses informations.


4. Les bébés rient comme des chimpanzés

Un jeune chimpanzé.Un jeune chimpanzé Photo : iStock

Le rire effervescent et désinhibé d'un bébé est souvent source de joie pour les humains.

Une étude néerlandaise a permis d’établir que le rire des adultes est très différent de celui des nourrissons qui, eux, rient en expirant et en inhalant.

Cette façon de rire est remarquablement semblable à celle des primates non humains, comme les chimpanzés, affirme la psychologue Disa Sauter de l’Université d’Amsterdam.

Pour arriver à ces résultats, la chercheuse et ses collègues ont étudié les enregistrements de rires de 44 nourrissons et enfants âgés de 3 à 18 mois.

Les chercheurs ont aussi déterminé que le rire des bébés un peu plus vieux participant à l'étude était surtout produit par l'expiration, comme c'est le cas chez les enfants plus âgés et chez les adultes.

Pourquoi les humains sont-ils les seuls « primates » qui ne rient qu'en expirant? La Pre Sauter avance que cette réalité serait le résultat du contrôle vocal que les humains développent lorsqu'ils apprennent à parler.


5. Une tumeur en rose pour faciliter le travail du chirurgien

Un composé chimique qui fait briller les tumeurs cérébrales en rose. Un composé chimique qui fait briller les tumeurs cérébrales en rose. Photo : Université de Bristol

Un composé chimique qui fait briller les tumeurs cérébrales en rose a été utilisé par des chirurgiens britanniques associés à l'Université de Bristol.

Les gliomes sont des tumeurs très agressives issues du tissu de soutien du cerveau. Ils doivent habituellement être retirés lors d’une chirurgie qui permet d’enlever le plus de cellules cancéreuses possible, mais le pronostic pour les patients est souvent mauvais.

Dans leurs travaux, la Dre Kathreena Kurian et ses collègues ont donné à des personnes qu’ils devaient opérer pour un cancer du cerveau une boisson contenant une substance connue pour s'accumuler dans les cellules cancéreuses à croissance rapide.

Ce produit chimique appelé 5 — ALA teinte les tumeurs cancéreuses parce qu'elles ne possèdent pas l'enzyme nécessaire pour le décomposer.

« La beauté du 5 — ALA, c'est qu'ils peuvent voir où se trouve le gliome à croissance rapide, pendant l'opération », explique la Dre Kathreena Kurian.

De plus, les chercheurs espèrent qu'il sera bientôt plus facile pour les chirurgiens de faire la distinction entre les cellules cancéreuses et les tissus sains du cerveau.


6. La mante religieuse ne mange pas seulement son partenaire sexuel

La mante s’est servie de ses mandibules pour attraper les poissons qu’elle menait directement à sa gueule.La mante s’est servie de ses mandibules pour attraper les poissons qu’elle menait directement à sa gueule. Photo : Rajesh Puttaswamaiah

Un entomologiste indien a observé une mante religieuse attraper et manger des guppys, de petits poissons tropicaux d'eau douce. C’est une première dans la littérature scientifique.

L’alimentation des mantes religieuses est plutôt variée, mais ses repas se composent surtout d’autres insectes, en particulier des mouches. Or, jamais aucun insecte terrestre n'avait été observé en train de pêcher le poisson.

C’est pourtant ce à quoi Rajesh Puttaswamaiah a assisté dans l’étang de son jardin de l'État du Karnataka, où nagent paisiblement une quarantaine de guppys. Il a observé en pleine action une mante asiatique de 5,6 centimètres de long pêcher et manger un petit poisson.

Positionnée sur les nénuphars, la mante s’est servie de ses mandibules pour attraper le poisson, qu’elle menait directement à sa gueule.

L’histoire ne dit pas si les femelles qui viennent de décapiter un mâle après l’amour ont la tête à la pêche.


7. Peintures classiques sur graffitis

Une oeuvre de Julio Anaya Cabanding sous un pont. Une oeuvre de Julio Anaya Cabanding Photo : Julio Anaya Cabanding

Qui a dit que l’art de la rue ne pouvait pas être classique? L’artiste Julio Anaya Cabanding, de Malaga en Espagne, peint des répliques de chefs-d’œuvre dans des espaces publics inhabituels surtout connus pour les graffitis qui s’y trouvent.

Les trompe-l’œil de l’artiste qui a étudié à l’École des beaux-arts de Malaga apparaissent dans des encadrements ornés, sur des murs remplis de graffitis, des bâtiments en ruine ou encore des dalles de pierres en bordure de la mer.

Une oeuvre urbaine de l'artiste Julio Anaya Cabanding.Une oeuvre urbaine de l'artiste Julio Anaya Cabanding Photo : Julio Anaya Cabanding

Sa technique consiste à peindre la base de l’œuvre à l’aérosol, puis à peaufiner les détails au pinceau avec de la peinture acrylique.

L'artiste Julio Anaya Cabanding au travail.Julio Anaya Cabanding au travail Photo : Julio Anaya Cabanding

Le jeune artiste souhaite créer un contraste entre l’exposition des œuvres originales dans les musées d’art traditionnels et ses reproductions exposées, elles, littéralement dans les espaces abandonnés.


Société