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Suspiria, un film aussi angoissant qu’inoubliable

Des femmes vêtues de morceaux qui ressemblent à des cordes rouges sont regroupées pour une pose extraite d'un spectacle de danse.
Une scène du film Suspiria Photo: Amazon Studios
Radio-Canada

CRITIQUE – De la chaleur romantique italienne à la grisaille angoissante allemande. Après Appelle-moi par ton nom (Call Me by Your Name), Luca Guadagnino passe à tout autre chose avec Suspiria. Ce film d'épouvante sorti vendredi a ébloui les critiques de Médium large.

La danse et le cinéma d’horreur ont toujours fait bon ménage, souligne la chroniqueuse Helen Faradji. Parmi les références en la matière figure Suspiria, long métrage du maître italien du genre, Dario Argento, sorti en 1977.

Clin d’œil évident, c’est lors de cette même année que se déroule l’intrigue de la nouvelle version de Luca Guadagnino. Là encore, une jeune danseuse (Dakota Johnson) débarque en Allemagne (cette fois-ci à Berlin) dans une compagnie prestigieuse. Remarquée par la chorégraphe (Tilda Swinton), elle est nommée danseuse étoile et prépare un spectacle important. C’est alors qu’elle va faire l’expérience de phénomènes surnaturels.

Au-delà de l’histoire, c’est surtout la « patte Guadagnino » qui a marqué Helen Faradji. « Si vous aimez le cinéma, si vous aimez la mise en scène, vous allez en avoir plein la vue », assure-t-elle.

Le style m’a jetée à terre. Il y a des scènes inoubliables.

Helen Faradji

« Tout est une question d’atmosphère », renchérit Helen Faradji. La densité de la musique composée par Thom Yorke (Radiohead) fait aussi son effet.

« Ce n’est pas un film, c’est comme un filtre, un hallucinogène, un psychotrope », indique Georges Privet. Pour le critique, le but du réalisateur italien consiste bien moins à faire peur qu’à s'immiscer dans l’esprit du spectateur, jusqu’à faire vivre à chacun des scènes qui rappellent des rêves monstrueux. Le genre de moment où même un habitué comme Georges Privet a dû se dire « c’est juste un film ».

Certes, il y a des longueurs et digressions inutiles dans ce film qui dure tout de même 2 h 30. Toutefois, Helen Faradji se veut formelle : « C’est assurément l’un des films de l’année. » Cette étiquette est en passe de devenir une habitude pour Luca Guadagnino, dont Appelle-moi par ton nom avait marqué les esprits l'an passé.

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