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Le gouvernement de Doug Ford promet un crédit d'impôt pour les frais de garde

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.
Seulement un enfant sur cinq en Ontario a une place dans une garderie réglementée, selon le NPD. Photo: iStock
Radio-Canada

À l'approche de l'énoncé économique de jeudi, le gouvernement progressiste-conservateur en Ontario confirme qu'il « travaille à la mise en oeuvre d'un crédit d'impôt pour la garde d'enfants », comme promis par Doug Ford durant la campagne électorale, mais sans donner de détails.

Un texte de Michel Bolduc

Durant la campagne, M. Ford avait promis d'offrir à partir de 2019 une prestation annuelle pour la garde d'enfants variant selon le revenu familial :

  • Pour les familles moins nanties, la prestation devait atteindre jusqu'à 6650 $/enfant.
  • Pour les ménages gagnant 150 000 $ et plus, le crédit aurait couvert jusqu'à 26 % des frais de garde.
  • Coût de la promesse : 389 millions de dollars/an.

Maintenant qu'ils sont au pouvoir, mais faisant face à un déficit qu'ils chiffrent à 15 milliards de dollars, les progressistes-conservateurs ne veulent pas préciser à partir de quand une prestation sera offerte. Ils ne veulent pas préciser non plus si le crédit d'impôt promis sera amputé.

Les ministères de l'Éducation et des Finances évaluent des façons de rendre les services de garde plus abordables pour chaque famille en Ontario. Nous avons hâte de donner plus de détails à une date ultérieure.

Kayla Iafelice, attachée de presse de la ministre de l'Éducation

Bonnes nouvelles dans l'énoncé économique?

Pour sa part, la députée progressiste-conservatrice de la circonscription de Carleton, Goldie Ghamari, affirme qu'il y aura certainement de bonnes nouvelles pour les parents dans l'énoncé économique de jeudi, sans faire directement référence à la prestation pour les frais de garde.

Notre approche est holistique, dit-elle. Notre objectif est de rendre la vie plus abordable pour les parents.

Pour Mme Ghamari, il est important de laisser les parents choisir le type de service de garde qu'ils préfèrent, que ce soit à la maison ou en garderie, d'où la promesse d'un crédit d'impôt. Nous avons beaucoup de respect pour les parents, explique-t-elle.

Des enfants écoutent une éducatrice leur faire la lectureToronto a les frais de garde les plus élevés au Canada, soit près de 2000 $/mois pour un poupon et environ 1500 $/mois pour un bambin. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

La porte-parole du NPD en matière de services de garde, Doly Begum, rétorque que la promesse d'un crédit ne sert à rien si les familles n'arrivent pas à trouver une place [en garderie].

Seulement un enfant sur cinq en Ontario a une place dans un service de garde réglementé. [Et pour ceux qui ont une place], les frais de garde sont l'équivalent d'une deuxième hypothèque dans la région de Toronto.

Doly Begum, députée du NPD à Toronto

La députée de Scarborough-Sud-Ouest dénonce par ailleurs la décision du gouvernement de modifier le mode de financement des garderies, ce qui favorisera, selon elle, la création de grandes chaînes de garderies commerciales à la Walmart, au détriment des centres de garde sans but lucratif.

De son côté, la députée d'Orléans, la libérale Marie-France Lalonde, attend de voir les détails du crédit d'impôt des conservateurs avant de se prononcer, mais s'inquiète du fait que M. Ford ne parle pas d'augmenter le nombre de places en garderie.

Pour un gouvernement qui se dit fier d'être là pour les gens et qui dit que l'économie ne fonctionne pas en Ontario, ça irait à l'encontre [de leur position de ne pas investir dans les services de garde, empêchant des femmes de retourner sur le marché du travail].

Marie-France Lalonde, porte-parole des libéraux en matière de services à l'enfance

Mme Lalonde souligne que sous l'ancien chef conservateur Patrick Brown, le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario promettait de créer 100 000 places en garderie, tout comme les libéraux durant la dernière campagne électorale.

Toronto

Politique provinciale