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Né le 11 novembre 1918 : un réserviste est lié à jamais au jour du Souvenir

Un homme qui porte un coquelicot à sa veste devant des photos posées pêle-mêle sur un table.

Lorne Boyd, un résident de Hawkesbury, va célébrer son 100e anniversaire de naissance ce dimanche.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Ce dimanche, le jour du Souvenir va coïncider avec le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Le 11 novembre aura également une signification particulière pour Lorne Boyd, un résident de Hawkesbury, qui va aussi souffler 100 bougies.

Un texte de Denis Babin

L’homme originaire des Laurentides a vu le jour le 11 novembre 1918.

Muni d’un esprit vif et d’un sens de l’humour bien aiguisé, le principal intéressé n’a jamais trop accordé d’importante à ce hasard de la vie.

Les gens [de la résidence où je demeure], ils en font toujours tout un plat. Je vais vous dire une chose : ce jour-là, il doit être dédié aux militaires tombés au combat. […] Ce sont eux que nous devons célébrer. Mon anniversaire, c’est secondaire. En fait, personnellement, l’Armistice a toujours eu une signification plus importante que ma propre fête, lance ce dernier.

Ce n’est toutefois pas l’avis de ses proches et du personnel de la résidence où il habite.

Ces derniers vont souligner le nouveau centenaire en grandes pompes, ce vendredi.

La branche locale de la Légion royale canadienne a aussi décidé de marquer le coup le jour de sa fête, et ce même si Lorne Boyd n’est pas un ancien combattant.

Inapte à servir son pays

Durant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu’il était en âge de servir, celui-ci a été recalé à la suite d’un examen médical.

De nombreux militaires en entrainement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Déclaré inapte à servir son pays, Lorne Boyd s'est quand même entraîné au sein de la Réserve des Forces canadiennes durant la Deuxième Guerre mondiale.

Photo : Collection personnelle de M. Boyd

[Les Forces canadiennes] ne voulaient pas m’embaucher. Je savais que j’avais un mauvais œil. Mais mon autre œil fonctionnait très bien. Alors, j’ai quand même soumis ma candidature. […] Quand j’ai été convoqué au bureau de recrutement, j’étais convaincu que j’allais me retrouver sur le prochain vol pour l’Europe. C’est là qu’ils m’ont dit que je n’étais pas apte au service militaire actif. C’est une déception quand on vous dit que vous n’êtes pas assez bon pour les Forces, raconte le père de quatre enfants qui s’est quand même entraîné au sein de la Réserve durant le conflit armé.

C’est à partir de ce moment que Lorne Boyd s’est consacré corps et âme à son métier : mécanicien aéronautique.

Un homme, Lorne Boyd, devant un avion.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mécanicien aéronautique, Lorne Boyd a notamment travaillé pour l'entreprise Canadair.

Photo : Collection personnelle de M. Boyd

Les avions ont été toute ma vie. Je n’ai jamais rien fait d’autre. C’était important pour moi d’avoir un bon job. Quand je travaillais pour Canadair [aujourd’hui une filiale de Bombardier Aéronautique], on assemblait des avions quadrimoteurs […] civils et militaires […] conçus par [l’ancien constructeur américain] Douglas Aircraft, raconte celui qui, à l’âge de la retraite vers la fin des années 1970, s'est mis à passer beaucoup plus de temps sur l’eau à bord de son bateau que dans les airs.

Quel est le secret de sa longévité?

Lorne Boyd, qui a toujours été reconnu pour avoir une santé de fer, avoue n’en avoir aucune idée.

J’ai travaillé fort toute ma vie. C’est ça, le secret? J’ai rarement raté une journée d’ouvrage en plus de 40 ans de travail, confie M. Boyd qui, jusqu’à tout récemment, conduisait toujours sa vieille Ford Crown Victoria.

Alors, comment se sent-on à l’aube de ses 100 ans?

J’essaie de ne pas trop y penser! Ça me rend nostalgique!, conclut-il en riant.

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