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Le NPD dénonce la hausse du temps d’attente pour voir un médecin spécialiste

Une tablette électronique affichant une représentation du corps humain.
Depuis les deux dernières années, le temps d’attente moyen pour toutes les spécialités médicales a connu une hausse de plus de 30 %, dénonce le chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, Ryan Meili. Photo: iStock / metamorworks

Le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan (NPD) dénonce la hausse du temps d'attente pour pouvoir consulter un médecin spécialiste dans la province.

Depuis deux ans, le temps d’attente moyen pour toutes les spécialités médicales a connu une hausse de plus de 30 %, dénonce le chef du NPD, Ryan Meili.

« [Dans les domaines de] la néphrologie, la cardiologie, la pneumologie, etc., les chiffres augmentent rapidement », explique-t-il.

Le ministre provincial de la Santé, Jim Reiter, convient que les temps d’attente constituent un problème.

« Les temps d’attente en général sont trop longs, mais je sais que nous avons fait quelques changements cette année. Les temps d’attente ont augmenté au cours des dernières années. Cette année, nous avons montré que les temps d’attente moyens à travers la province ont connu une baisse de 15 %. Je pense donc que c’est un pas dans la bonne direction », explique-t-il.

C’est un peu frustrant. Nous avons augmenté le recrutement. Nous avons augmenté les dépenses de façon spectaculaire. Il y a 62 % de spécialistes de plus dans la province aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

Jim Reiter, ministre de la Santé de la Saskatchewan

Les cinq spécialités pour lesquelles l’attente est la plus longue :

(Source : Base de données des réclamations des médecins entre les mois d’avril 2017 et mars 2018)

  • Néphrologie : 284 jours
  • Pneumologie : 263 jours
  • Cardiologie : 230 jours
  • Gastroentérologie : 226 jours
  • Neurochirurgie : 217 jours

Les temps d’attente en neurologie ont connu une hausse de 38 % au cours des deux dernières années, tandis qu’en pneumologie la période d'attente a bondi de 46 %.

Selon le ministre de la Santé, l’une des solutions serait d’améliorer le processus de référencement. Il cite la pédopsychiatrie comme exemple de l’une des spécialités où le temps d’attente a été réduit.

Une pénurie d’oncologues

Ryan Meili qualifie la pénurie d’oncologues-gynécologues de « profondément préoccupante », après le départ imminent de deux médecins cette année.

« Cela laissera la province en sous-effectifs. Les personnes atteintes d’un cancer du col de l’utérus, d’un cancer de l’utérus ou d’un cancer des ovaires ne pourront pas obtenir rapidement les soins dont elles ont besoin », dénonce-t-il.

Jim Reiter répond que l’Autorité de la santé de la Saskatchewan embauchera des médecins pour combler les manques à court terme. Il ajoute que l’organisation mènera une « campagne de recrutement très énergique ».

Avec les informations d'Adam Hunter, CBC News

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