•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À quel genre d’hiver aura-t-on affaire (et comment peut-on le prévoir)?

Un homme fait de la raquette en forêt.
L'hiver qui approche devrait être moins froid que le précédent. Photo: iStock / Marc Bruxelle
Radio-Canada

Après avoir vécu un été très chaud – ponctué de records nombreux – puis un début d'automne plutôt frais, on se demande à quoi pourrait bien ressembler l'hiver à venir.­­

Un texte de Pascal Yiacouvakis

Une partie de la réponse va se jouer dans le Pacifique équatorial, avec le développement d’un phénomène El Niño durant les prochains mois. L’arrivée d’El Niño rime normalement avec des températures plus douces durant l’hiver, en particulier dans l’ouest du pays.

Les prévisions saisonnières produites par Environnement Canada sont élaborées à partir de modèles atmosphériques et océaniques planétaires. Ces modèles sont assemblés et permettent de faire des prévisions en simulant des interactions complexes entre l’atmosphère, le sol et l’océan, et ce, partout sur la planète.

Ces modèles sont en fait de vastes simulateurs informatiques au sein desquels sont programmées les équations qui régissent le comportement présent et futur de l’atmosphère et ses interactions avec le sol et les océans.

On utilise deux modèles couplés atmosphère-terre-océan à partir desquels on obtiendra dix prévisions par modèles couplés.

De cet ensemble de 20 prévisions, on en produit deux types : les prévisions déterministes et celles dites probabilistes.

Les prévisions déterministes sont le reflet de la moyenne des 20 prévisions qui composent l’ensemble pour une période donnée.

Les prévisions probabilistes utilisent quant à elles un traitement statistique supplémentaire qui tient compte de l’habilité passée de la prévision afin de la calibrer et de l’ajuster.

Une carte du Canada montrant que, dans les zones les plus habitées, les températures devraient être très légèrement au-dessus de la normale.Probabilités prévues de températures au-dessus, sous et près de la normale (calibrées), pour la période de novembre 2018 à janvier 2019. Photo : Environnement Canada

Alors, quel est le verdict?

Selon les deux approches prévisionnelles, l’hiver 2018-2019 sera dans l’ensemble plus doux que la normale dans l’ouest du pays, dans les provinces de l’Atlantique et en Ontario. Cependant, vers le milieu et surtout la fin de l’hiver, les températures devraient se rapprocher de la normale en demeurant toutefois légèrement au-dessus dans l’ouest et les Maritimes.

Dans la majeure partie du Québec, les températures devraient se maintenir près de la normale, voire légèrement au-dessus.

Les précipitations attendues seront près des normales à peu près partout au pays, sauf en Alberta et en Colombie-Britannique, où elles seront plus abondantes.

Des prévisions semblables sont produites aux États-Unis et indiquent, à peu de chose près, la même tendance pour le Canada.

Les prévisions saisonnières s’améliorent avec le temps, mais malgré tout, la marge d’erreur demeure relativement importante.

À titre d’exemple, les prévisions déterministes voient juste en général dans 50 % à 60 % des cas pour les prévisions des trois premiers mois d’hiver.

Au-delà de cette période, la fiabilité de la prévision décroît substantiellement. C’est pour cette raison que ces prévisions sont mises à jour à la fin de chaque mois.

Conditions météorologiques

Environnement