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Internet : Les « petits joueurs » exigent le partage de la fibre optique

Une jeune femme devant son téléviseur et sa tablette
L'entrée de petites entreprises de télécommunication sur le réseau de fibre optique pourrait diminuer les coûts des services pour les consommateurs selon le Consortium d’opérateur de réseaux canadiens. Photo: iStock / Marco Piunti
Radio-Canada

Un consortium de petites entreprises de télécommunication dont fait partie la compagnie gaspésienne Navigue.com demande au CRTC d'avoir accès aux réseaux de fibre optique rapides des grandes entreprises. Ce changement leur permettrait d'offrir un service Internet plus performant et à moindre cout.

Une texte de Marie-Josée Paquette-Comeau d'après des entrevues de l'émission Bon pied bonne heure

Le Consortium d’opérateur de réseaux canadiens a présenté au CRTC une demande de révision de l’actuelle règlementation qui empêche les petites entreprises de profiter des réseaux de fibre optique rapides des grandes entreprises comme Bell ou Telus.

Qui paie pour la fibre optique?

Il y a quelques années, le CTRC a astreint les entreprises à ouvrir leurs réseaux de distribution aux plus petits joueurs pour créer un terreau fertile à la compétition.

Cette exigence s’appliquait aux réseaux déjà existants. Les nouvelles technologies demandant d’imposants capitaux de la part des entreprises de télécommunication, certaines restrictions sont demeurées en vigueur.

Selon l’analyste des médias Claude Thibodeau, le problème réside dans le fait que les grandes entreprises veulent s’assurer de la profitabilité de leurs nouvelles infrastructures avant de les partager.

Les petits exploitants aimeraient pouvoir entrer sur la patinoire où l’on vient de fraichement passer la zamboni sans avoir à payer le prix de la zamboni.

Claude Thibodeau, analyste des médias
Internet à large bande est maintenant un service de télécommunication de base selon le CRTCInternet à large bande est maintenant un service de télécommunication de base selon le CRTC Photo : ISTOCK

L’argument des couts exorbitants n’émeut pas le président de Navigue.com, Jean-Marie Perreault. Selon lui, les petites entreprises, plus agiles et plus près des gens, devraient avoir accès aux infrastructures de fibre optique payées par les deniers publics. Il déplore que les grandes compagnies reçoivent de fortes subventions pour développer leurs réseaux.

Je ne comprends pas qu’on ne se révolte pas contre ça

Jean-Marie Perreault, président de Navigue.com

Sa compagnie perce actuellement le marché de la Mauricie, première étape d’un plan d’expansion nationale. Dans ce secteur, il estime de 10 à 15% la diminution de la facture pour les consommateurs sur le réseau de câblodistribution. Il anticipe également des économies advenant l’utilisation de la fibre optique, en plus d'une performance accrue du réseau.

Justin Trudeau devra trancher

Bien qu’il ait peu d’espoir, Jean-Marie Perreault espère que le gouvernement mette ses culottes et répare l’injustice qui persiste entre le financement octroyé aux grandes entreprises pour le développement de leurs réseaux et les petites selon lui.

L’analyste Claude Thibodeau croit que le gouvernement de Justin Trudeau n’aura d’autres choix que de demander au CRTC de se pencher sur la question. Ça semble un problème technique, mais ce n’est pas vrai.

C’est un problème politique qui demande une solution politique

Claude Thibodeau, analyste des médias

Claude Thibodeau rappelle que Justin Trudeau fait face d’un côté au Consortium d’opérateur de réseaux canadiens et de l’autre, de gros joueurs qui exhortent le gouvernement à agir dans d’autres dossiers, dont la concurrence déloyale des joueurs internationaux comme Netflix.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie