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Vaccin du VPH : un taux de vaccination en dessous des attentes en Abitibi-Témiscamingue

Une main gantée approche une seringue du bras d'une petite fille habillée en bleu.
Le vaccin contre le VPH peut être prodigué aux enfants de 9 et 10 ans, mais plusieurs parents le refusent. (archives) Photo: iStock / Imgorthand
Radio-Canada

Environ 84 % des enfants de la région reçoivent le vaccin contre les infections par les virus du papillome humain (VPH), une maladie transmise sexuellement, un chiffre en bas des attentes selon le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

Avec les informations de Piel Côté

Même si l'Abitibi-Témiscamingue se classe au troisième rang à l'échelle provinciale en termes d'enfants vaccinés contre le VPH, c'est encore insuffisant, selon la médecin-conseil en maladies infectieuses à la direction de santé publique du CISSS-AT, Nicole Bouchard.

Elle fait remarquer que le taux régional, tout comme le taux provincial, est en dessous de l'objectif, qui est de 90 %.

Dre Bouchard s'explique mal que le vaccin ne convainque pas tous les parents de ces enfants de 9 et 10 ans, qui sont visés par la campagne de vaccination.

Pourtant, au même âge, le vaccin pour l'hépatite A et B, deux autres maladies transmises sexuellement, est nettement plus populaire.

Si je vous disais que l'an dernier, nous avions 10 % de différence, 10 % de parents qui acceptent le vaccin contre l'hépatite B contre ceux qui acceptent le vaccin du VPH. Dans le cas du VPH, il y a vraiment eu des allégations fausses qui ont circulé et qui ont fait peur aux parents, explique Dre Bouchard.

75 % au Québec

En moyenne, trois enfants sur quatre se font vacciner contre cette maladie au Québec.

Au départ, ce vaccin, qui est offert depuis 2008, atteignait largement l'objectif, selon Dre Bouchard, mais à compter de 2014, les données ont commencé à glisser et on n'atteint plus l'objectif depuis ce temps.

Selon elle, le taux est supérieur en Abitibi-Témiscamingue, parce que les gens sont plus proches des infirmières. Lorsqu'un contact privilégié est établi, il est plus facile d'être entendu et écouté par les parents, conclut Dre Bouchard.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique