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#MoiAussi : Sherbrooke arrive au 2e rang au pays pour la plus grande hausse du nombre d'agressions sexuelles signalées

Une femme tenant une affiche où il ai écrit #metoo.
Le mouvement #MoiAussi (#metoo) a contribué à la hausse des cas d'agressions sexuelles rapportés à la police, en 2017. Photo: Pixabay

Lorsque le mouvement de dénonciation #MoiAussi est devenu viral dans les réseaux sociaux en octobre 2017, le nombre d'agressions sexuelles signalées à la police et jugées fondées a explosé. Et Sherbrooke arrive au deuxième rang des villes canadiennes où l'augmentation a été la plus marquée, est-il rapporté jeudi dans le plus récent bulletin de Statistique Canada.

L'agence fédérale a voulu évaluer le nombre d'agressions sexuelles rapportées avant et après le mouvement #MoiAussi. Les périodes évaluées pour « l'avant » sont du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2017, et pour « l'après », du 1er octobre 2017 au 31 décembre 2017.

Dans la grande région de Sherbrooke, le taux a augmenté de 76 % tout juste derrière la grande région de Québec, où le taux a augmenté de 78 %.

« En 2016, 101 dossiers pour agression sexuelle ont été ouverts au Service de police de Sherbrooke. En 2017, on parle de 119. Toutefois, on remarque qu'après le mouvement #MoiAussi, le nombre de plaintes déposées chaque mois a doublé par rapport à ce qu'on avait avant », indique la porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Isabelle Gendron.

Autre fait à noter, 20 % des plaintes qui ont été déposées après le mouvement concernaient des événements qui étaient survenus il y a plus d'un an. « Ce qui renforce l'idée que #MoiAussi a eu un impact », ajoute-t-elle.

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Les chiffres font état des agressions sexuelles rapportées par la police à Statistique Canada : cela veut dire que les différentes forces policières au pays ont déclaré les chiffres, basés sur les plaintes qu'elles ont reçues.

La police n'a rapporté que les plaintes qu'elle a classées comme fondées. Ces données ne font donc pas état du total de plaintes d'agressions rapportées à la police. Et cela ne signifie pas non plus que des accusations criminelles ont ensuite été déposées dans tous ces cas.

De plus, ces chiffres ne permettent pas de conclure qu'il y a eu une hausse des agressions sexuelles au pays, mais plutôt que les présumées victimes ont été plus nombreuses à porter plainte auprès de la police.

Malgré cela, les chiffres frappent.

Plus nombreuses à porter plainte

Le nombre moyen de victimes d'agressions sexuelles déclarées par la police au pays est passé de 59 victimes par jour avant #MoiAussi à 74  par jour après la naissance du mouvement.

Bref, une hausse de 25 % pour la période d'octobre à décembre 2017, par rapport à une période de trois mois équivalente avant #MoiAussi.

Et en raison de l'augmentation survenue au cours des trois derniers mois de 2017, le nombre d'agressions sexuelles déclarées par la police était le plus élevé en 19 ans, note Statistique Canada.

Et si certains pouvaient penser que cette hausse est due au fait que le mouvement de dénonciation a incité des victimes à rapporter des agressions ayant eu lieu il y a fort longtemps, les chiffres ne soutiennent qu'en partie une telle conclusion : trois agressions sur quatre ont été commises le mois précédant leur dénonciation, est-il indiqué.

Comme par le passé, environ 9 victimes d'agressions sexuelles sur 10 étaient des femmes, tant avant qu'après le mouvement #MoiAussi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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