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Réforme électorale : Horgan s’attaque au système actuel, Wilkinson au référendum

John Horgan et Andrew Wilkinson assis devant un écran de télé où il est écrit en anglais, la réforme électorale de la Colombie-Britannique, débat.
Le premier ministre néo-démocrate, John Horgan, et le chef du Parti libéral, Andrew Wilkinson, se sont affrontés lors d'un débat sur la réforme électorale en Colombie-Britannique. Photo: Radio-Canada

Une bonne partie du débat sur la réforme électorale britanno-colombienne entre le premier ministre John Horgan et le chef de l'opposition libérale, Andrew Wilkinson, s'est déroulé dans la cacophonie, les deux chefs parlant en même temps. Si le premier s'en est pris au système électoral actuel, le second a surtout critiqué le processus référendaire en cours.

un texte de Julie Landry

Le premier ministre John Horgan croit qu’il est temps de moderniser le système actuel, comme de nombreux Britanno-Colombiens le lui demandent, dit-il.

D’après lui, un système de représentation proportionnelle serait plus juste, plus diversifié et plus inclusif avec un nombre accru de députés.

Il croit aussi que les femmes seraient plus portées à se lancer en politique si les choses changeaient. « Si on retire la confrontation et l’hyperpartisanerie, telles que vous les voyez ce soir », a-t-il lancé.

Un processus trop compliqué?

Le chef libéral a laissé une porte ouverte à un système de représentation proportionnel, mais seulement si c’est une nouvelle assemblée des citoyens qui choisit le système et que les électeurs peuvent se prononcer pour ou contre le système unique proposé lors d’une élection générale.

Gros plan d'Andrew Wilkinson pendant le débat télévisé sur la réforme électorale, avec, en arrière-plan, une vue sur un édifice éclairé.Le système actuel fonctionne bien, selon le chef du Parti libéral, Andrew Wilkinson. Photo : Radio-Canada

À son avis, les options actuelles comportent trop d'éléments inconnus.

Nous ne connaissons pas les frontières des circonscriptions, nous ne savons pas combien de votes nous aurons, combien de députés nous aurons et nous ne savons pas comment les votes seront répartis dans la province.

Andrew Wilkinson, chef du Parti libéral de la Colombie-Britannique

M. Horgan croit que c’est la peur du changement qui pousse M. Wilkinson à rejeter la représentation proportionnelle.

Des dizaines et des dizaines de pays progressistes, partout dans le monde, utilisent la représentation proportionnelle pour choisir des gouvernements stables et progressistes et ils n’ont pas vu la fin du monde.

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique
Gros plan de John Horgan lors du débat télévisé sur la réforme électorale, avec, en arrière-plan, un immeuble illuminé.John Horgan dit faire confiance aux électeurs. Selon lui, ils sauront comprendre les différentes options du référendum pour faire leur choix. Photo : Radio-Canada

M. Horgan dit faire confiance aux électeurs qui liront les options et voteront.

M. Wilkinson s’inquiète toutefois du faible taux de participation. Jusqu’à présent, seulement 2 % des votes sont arrivés aux bureaux d’Elections BC.

Les résultats du vote sont exécutoires, quel que soit le taux de participation au référendum. Donc, même s’il y a une faible participation, si la moitié de ceux qui ont choisi d’y participer optent pour la représentation proportionnelle, le système actuel sera modifié.

Les Britanno-Colombiens ont jusqu’au 30 novembre pour voter. Ils peuvent déposer leur bulletin de vote dans un centre de services d’Elections BC ou l’envoyer par courrier.

Elections BC doit recevoir les bulletins avant le 30 novembre, à 16 h 30.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale