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Une première « correcte » pour le café du maire de Sherbrooke

Steve Lussier discute avec deux citoyens lors d'une rencontre informelle.
Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a tenu son premier café du maire mercredi. Photo: Radio-Canada

Trois citoyens se sont présentés au bureau d'arrondissement du secteur Brompton jeudi soir pour participer au premier café du maire de Sherbrooke, une première « correcte » aux yeux de Steve Lussier.

J'ai aimé ça. J'ai aimé le concept. C'est une première, mais ç'a été intime ce soir. Avant, on faisait ça dans les cuisines. [...] C'est correct pour la première. Je sais que ça va probablement grossir; ça va se parler que je suis accessible et c'est correct, estime Steve Lussier, qui était accompagné de la conseillère Nicole Bergeron, des employés de son cabinet et de sa conjointe.

Les trois citoyens présents ont néanmoins ratissé large, discutant autant d'enjeux locaux très précis comme l'aménagement de fossés aux cotés de certaines routes et terres agricoles que d'enjeux touristiques touchant l'ensemble de la municipalité.

Ça va nous permettre de régler des dossiers dont les gens ne seraient peut-être pas venus nous parler. On a parlé de vitesse, de fossés, de terrains qui ne sont pas entretenus et d'écoulement des eaux à certains endroits... Je pense qu'on a tout intérêt à écouter les gens et voir ce qu'on peut faire pour améliorer leur situation, note le maire de Sherbrooke.

« Toujours pertinent »

Dominic Veilleux, Roger Roy et Suzanne Philips-Nootens l'ont tous trois encouragé à poursuivre l'exercice dans le futur au terme de la rencontre.

C'était très intéressant. De pouvoir parler directement avec le maire, poser des questions et avoir des réponses directes, c'est toujours pertinent. C'est moins de téléphone arabe et on a l'heure juste, se réjouissait M. Veilleux

C'est la première fois que je vois un maire se déplacer pour venir nous parler. D'habitude, ils restent tous ailleurs, affirmait de son côté Roger Roy. Lui, il a l'air de s'occuper des pauvres commes des riches. Moi, je suis en agriculture et les maires qui s'occupent de nous, c'est rare.

Je pense que c'est extrêmement important pour les personnes qui font de la politique d'aller sur le terrain, d'être proches des préoccupations des gens et d'être accessibles pour eux. Se parler de personne à personne, il n'y a rien qui remplace ça, fait quant à elle valloir Mme Philips-Nootens

Cette dernière et Dominic Veilleux ont aussi soulevé le clivage qui sépare une telle rencontre informelle et une présence au conseil municipal.

Je me suis présenté une fois au conseil par simple curiosité et il y a plus de décorum. C'est plus compliqué à suivre qu'une simple discussion avec le maire.

Le citoyen Dominic Veilleux

C'est un contexte complètement différent. C'est beaucoup plus intimidant pour les gens d'aller au conseil municipal que de parler en petits comités de préoccupations particulières, indique Suzanne Philips-Nootens.

Le prochain café du maire au lieu mercredi prochain, à 19 h, au bureau d'arrondissement du secteur Rock Forest.

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