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Retrait du pétrole de la Liste de surveillance du BST : décision toujours incomprise en Estrie

Des wagons-citernes dont l'essieu est brisé.
Des wagons-citernes tombés sur le côté des voies ferrées. Photo: Radio-Canada / Alexandre Letendre
Radio-Canada

Après la Fédération québécoise des municipalités (FQM) la semaine dernière, ce fut au tour du Bloc québécois jeudi d'exiger du Bureau de la sécurité des transports (BST) qu'il réintègre le transport de liquides inflammables sur sa Liste de surveillance.

La motion déposée par la députée de Repentigny, Monique Pauzé, a cependant été rapidement rejetée par les libéraux.

Le transport des liquides inflammables, comme le pétrole, avait été ajouté à la Liste de surveillance du BST en 2014 à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic. Celui-ci a été retiré de la liste il y a quelques jours sous prétexte que « les compagnies ferroviaires font une meilleure gestion de risque lorsqu'elles transportent des liquides inflammables ».

On se demande, pourquoi déjà le retirer de la liste? , insiste, toujours perplexe, le président de la FQM, Jacques Demers.

Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités.Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités. Photo : Radio-Canada

La FQM avait demandé au gouvernement fédéral d'exiger du BST qu'il fasse marche arrière dès le lendemain de la présentation de sa nouvelle Liste de surveillance.

Il y a des étapes de faites, on est d'accord qu'il y a eu certaines citernes de changées, mais on n'a pas fini de compléter encore [...] On se dit : "Comment ça se fait que dans une période où on n'a pas fini de faire les travaux, déjà, on nous dit qu'on retire ça d'une liste de surveillance", ajoute-t-il.

La décision du BST inquiète d'autant plus que 17 déraillements de trains transportant des matières dangereuses ont eu lieu au Canada jusqu'à maintenant en 2018, 12 de plus qu'en 2017. À Lac-Mégantic, des citoyens ont décidé de prendre les grands moyens pour assurer une surveillance des convois qui circulent sur les rails. Une caméra a été installée afin de savoir exactement ce que contiennent les convois ferroviaires.

La Coalition aimerait que toutes les municipalités traversées par une voie ferrée emboîtent le pas et installent des caméras, mentionne le porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire, Robert Bellefleur.

Robert Bellefleur, porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire, ajuste une caméra dans un arbre.Une caméra a été installée à Lac-Mégantic par la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire afin de savoir ce que transportent les convois. Photo : Radio-Canada

Une idée qu'approuve la FQM.

Les services d'urgences des municipalités pourraient ainsi mieux se préparer, car, actuellement, ils reçoivent le contenu des convois six mois après qu'ils aient circulé sur leur territoire, déplore Jacques Demers.

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