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Une thérapie prometteuse pour la bronchite chronique

Une illustration de deux poumons dans un corps humain
Bronchite chronique : une étude clinique menée à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec montre des résultats prometteurs Photo: getty images/istockphoto / Nerthuz

Une thérapie expérimentale ouvre la voie vers une nouvelle option de traitement pour les personnes atteintes de bronchite chronique. Une étude clinique internationale à laquelle participe l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) montre des résultats prometteurs.

« À date, les thérapies principalement utilisent des pompes à ouvrir les bronches », explique le pneumologue de l'IUCPQ, Marc Fortin.

« Il y a des gens qui ont des poumons endommagés par la cigarette qui ont tendance à faire beaucoup de sécrétions. Ces sécrétions-là peuvent causer des infections et des essoufflements », précise le médecin.

Le pneumologue Marc Fortin de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) devant un ordinateur qui montre une image d'examen des poumonsLe pneumologue Marc Fortin de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) participe à une étude clinique d'un nouveau traitement pour la bronchite chronique Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Gilles Leclerc souffre de bronchite chronique. Cette maladie est causée dans la grande majorité des cas par le tabagisme.

« Quand tu te mets à tousser, tu t'arraches le coeur. Les sécrétions, le matin au réveil, c'est un 15 minutes de toux pour essayer de vider de ça. On sort de ça fatigué », témoigne-t-il.

M. Leclerc a été le premier patient en Amérique du Nord à expérimenter un nouveau traitement. Il s'agit d'un projet de recherche clinique à l'échelle internationale à laquel participe l'institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.

« Cette nouvelle thérapie-là, elle détruit dans le fond les glandes qui créent les sécrétions », détaille Marc Fortin.

La procédure n'est pas difficile, insiste le pneumologue : les médecins utilisent une caméra qu'ils font entrer par la bouche du patient et ils utilisent un petit panier qui émet un champ électrique qui détruit les glandes.

Des résultats prometteurs

L'intervention réalisée à la mi-octobre sur Gilles Leclerc n'a provoqué aucun effet secondaire majeur. Les essais cliniques menés ailleurs dans le monde sont également prometteurs.

« On a un signal d'efficacité très intéressant que monsieur Leclerc nous a rapporté : il tousse moins. Les patients peuvent être moins essoufflés et en étant moins essoufflés ils peuvent être plus actifs », explique Marc Fortin, qui ajoute que la sensation d'encombrement dont les patients se plaignent parfois peut également disparaître.

Pour Gilles Leclerc, les épisodes de toux qui survenaient de deux à trois fois par heure ne surviennent plus qu'une fois par heure.

Le pneumologue Marc Fortin et son patient Gilles LeclercGilles Leclerc (à droite) a été le premier patient en Amérique du Nord à expérimenter un nouveau traitement. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

« Je me suis surpris à m'écouter respirer. Je peux respirer, ça n'accroche pas, c'est vraiment impressionnant. »

D'autres études cliniques devront être menées avant d'envisager une approbation du traitement, ce qui devrait prendre encore quelques années. Au Canada, on estime qu'au moins 1 personne sur 20 est atteinte de bronchite chronique.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Santé physique et mentale