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Un jeune champion d’arts martiaux de Kamloops en route vers une compétition internationale

Une jeune garçon tient une médaille dans ses mains.
Liam a remporté tous ses combats par soumission lors de son dernier tournoi, ce qui lui a valu cette médaille. Photo: Charis Wlodarczyk
Radio-Canada

À 8 ans, Liam Wlodarczyk pourrait bien remporter l'or aux prochains Championnats panaméricains pour enfants de jiu-jitsu brésilien, selon son entraîneur. Le tournoi international, l'un des plus importants du monde pour les athlètes qui pratiquent ce sport de combat, aura lieu en Californie en février.

Un texte de Michaële Perron-Langlais

Quand on demande à Liam ce qu’il aime le plus des compétitions de jiu-jitsu brésilien, la réponse est claire. « Gagner », répond-il sans hésiter.

Le jeune athlète de Kamloops travaille fort pour y arriver. « Il s’entraîne au moins trois soirs par semaine, parfois jusqu’à cinq, en plus de jouer au hockey », raconte sa mère, Charis Wlodarczyk.

En un peu moins de deux ans, Liam a déjà rapporté 25 médailles d’or à la maison, souligne-t-elle.

Après une série de victoires dans des compétitions régionales, son entraîneur, Chad Freeman, s’est dit qu’il était temps pour lui d’affronter les jeunes combattants les plus performants au monde.

« Ce sont les meilleurs enfants de la planète qui se présentent aux Championnats panaméricains, dit-il. C’est le plus gros tournoi au monde pour les enfants. »

Je pense honnêtement qu’il sera champion du monde quand il reviendra à la maison. Je ne vois pas qui pourrait le battre cette année.

Chad Freeman, propriétaire de l'école d'arts martiaux BOA à Kamloops et entraîneur de Liam

Quel que soit le résultat, Charis Wlodarczyk souhaite que son fils revienne de Californie la tête pleine de souvenirs.

« Je suis incroyablement fière de lui, dit-elle. Juste le fait de participer au championnat, c’est énorme. J’espère que, quand il sera plus vieux, il se souviendra de cette expérience et qu’il se dira : "Wow, j’ai vécu ça." »

Le français comme arme secrète

Liam s’entraîne en anglais, mais il va à l’école en français.

Récemment, sa mère a commencé à lui donner des conseils dans la langue de Molière pendant ses combats.

« Quand je lui parle en français pendant qu’il est sur le tapis, les gens ne comprennent pas ce que je lui dis parce qu’il n’y a pas beaucoup de francophones dans les compétitions, raconte Charis Wlodarczyk. C’est un avantage pour lui. »

La mère du jeune champion a elle-même pratiqué le jiu-jitsu brésilien pendant quelques mois, pour mieux comprendre ce qui vit son fils pendant ses combats.

Une affaire de famille

Les coûts pour se rendre en Californie et participer aux Championnats panaméricains étant importants, Charis Wlodarczyk a organisé plusieurs activités de financement pour permettre à Liam de vivre cette expérience.

Elle se rendra aux États-Unis avec son fils et espère amasser assez d’argent pour permettre à d'autres membres de la famille, dont la soeur et la grand-mère de Liam, de faire partie du voyage. « Nous avons atteint un peu moins de la moitié de notre objectif », précise-t telle.

Une vente de chocolats est en cours et un souper est organisé samedi soir pour amasser des fonds.

Avec des informations de Jenifer Norwell.

Colombie-Britannique et Yukon

Arts martiaux