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Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, prête à accueillir 9 nouveaux réfugiés syriens

Mahmood et Rahmeh Alnassan.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, se prépare à l'arrivée de deux nouvelles familles de réfugiés syriens. Depuis qu'une première famille s'est installée dans le village il y a moins de trois ans, la communauté a développé depuis une expertise pour faciliter le parrainage de nouveaux arrivants.

Mahmoud et Rahmeh Alnassan sont arrivés au Cap-Breton avec leurs enfants le 11 février 2016, en pleine tempête de neige.

À leur troisième année au Canada, la famille est bien installée à Chéticamp. Mahmood travaille pour un constructeur de bateaux. Le couple a fait l’achat d’une maison et d’une voiture et leurs trois enfants fréquentent une école francophone.

Mahmoud et Rahmeh Alnassan en octobre 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mahmood et Rahmeh Alnassan.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

C’est très différent maintenant, dit Rahmeh. Elle explique qu’elle et sa famille ne comprenaient rien à leur arrivée, mais qu’il est à présent beaucoup plus facile de s’exprimer et de comprendre la langue.

Elle s’attend à ce que la barrière linguistique soit l’aspect le plus difficile pour son frère et pour le cousin de Mahmoud. Ils se trouvent en ce moment dans un camp de réfugiés au Liban et feront partie des neuf nouveaux Syriens qu’un comité de citoyens se prépare à accueillir au Cap-Breton.

Au sein du comité de parrainage, ceux qui ont accueilli la famille Alnassan en 2016 partagent leurs connaissances avec les nouveaux membres.

Christine Doucet.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christine Doucet.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Il faut juste toujours être présent et toujours en train de faire son mieux pour s’assurer qu’ils aient une bonne expérience et qu’ils veulent rester, explique une des bénévoles, Christine Doucet.

Si les gens de la communauté sont aussi généreux de leur temps et de leur argent, c’est parce qu’ils veulent que les Syriens restent dans leur nouveau milieu de vie, dit-elle.

Le choix de l’immigration en milieu rural

Au Cap-Breton, l'immigration est considérée comme une des solutions au déclin démographique qui s'accélère dans la région.

Omar Tag El-Din est responsable du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique pour la région du Cap-Breton. Il aide les entreprises locales à combler par l’embauche de nouveaux arrivants leurs besoins criants en main-d’oeuvre.

Omar Tag El-Din.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Omar Tag El-Din, responsable du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique pour la région du Cap-Breton.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

S’il peut paraître difficile pour un immigrant de s’installer en milieu rural, selon lui, c’est un choix plus judicieux que la ville.

Logiquement, je vais chercher [ma] culture et je vais rester avec [ma] culture. Ça ne va pas m’aider à apprendre l’anglais, ça ne va pas m’aider à apprendre le français, illustre Omar Tag El-Din en parlant des immigrants qui s’installent dans les grandes villes. Ça ne va pas m’aider à m’intégrer.

La région de Chéticamp en Nouvelle-Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La région de Chéticamp en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

La famille Alnassan semble être là pour rester. Déjà, elle caresse de grandes ambitions. Peut-être ouvrir un restaurant, dit M. Alnassan.

Chéticamp pourrait donc voir apparaître bientôt un restaurant de cuisine syrienne sur sa rue principale. De futurs emplois, peut-être, pour certains membres des deux autres familles syriennes qui se grefferont sous peu à la communauté.

Jusqu'à présent, 54 000 $ en dons ont été amassés, sur un objectif de 59 000 $ pour accueillir convenablement ces deux familles. Si tout se passe bien, ils devraient emménager dans environ un an.

D’après un reportage d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Nouveaux arrivants