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Sextorsion par les jeux vidéo : mise en garde du Centre canadien de protection de l’enfance

Une capture d'écran du jeu Fortnite: Battle Royale montrant un personnage féminin perché au sommet d'un escalier en bois surplombant une vallée luxuriante. Le personnage est équipé d'un fusil de précision.
Fortnite est la tendance de l'heure en matière de jeu vidéo. Photo: Epic Games
Radio-Canada

Le Centre canadien de protection de l'enfance estime que les jeux vidéo représentent un environnement propice aux cyberprédateurs et met en garde les adolescents et leurs parents à cette réalité. L'organisme, établi à Winnipeg, réagit à des cas récents, signalés au Québec, d'adolescents qui ont été victimes de sextorsion par le biais du jeu Fortnite.

Au moins quatre garçons ont été victimes de sextorsion en jouant à Fortnite, un jeu vidéo populaire, a indiqué la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent, au Québec.

Des cyberprédateurs se sont infiltrés au sein de groupes de joueurs dans la plateforme de jeu en ligne. Ils ont ensuite convaincu certains joueurs de leur envoyer des photos intimes, en échange de quoi ils leur permettaient d'avancer dans le jeu.

La directrice générale associée du Centre canadien de protection de l’enfance, Signy Arnason, souligne que la plupart de ces prédateurs qui sévissent sur Internet agissent depuis des pays étrangers, où ils utilisent ces photos pour faire chanter leurs victimes.

« Il existe des centres d'appel mis en place pour s'en prendre spécifiquement aux jeunes sur Internet afin d'obtenir d'eux de l'argent. Même s'il s'agit d'un petit montant, ce sont des jeunes que l'on prend délibérément pour cible », rappelle Signy Arnason.

Une femme blonde porte un cardigan noir sur une chemise blanche.Signy Arnason est la directrice générale associée du Centre canadien de protection de l’enfance. Photo : Radio-Canada

Elle encourage les parents à parler avec leurs enfants des dangers qui peuvent parfois se cacher derrière les jeux vidéo.

Elle précise que le jeu Fortnite n'est pas le seul à être utilisé par des prédateurs. Selon elle, le danger peut venir de n'importe quel jeu ou application qui permet à ses usagers de discuter en temps réel sur un réseau.

Le conseil que nous donnons aux enfants et à leurs parents, c'est qu'on ne devrait pas discuter sur une messagerie avec une personne qu'on ne connaît pas en dehors d'Internet, c'est essentiel.

Signy Arnason, directrice générale associée du Centre canadien de protection de l'enfance

Elle recommande également aux adolescents qui se tournent vers le Centre après avoir envoyé des photos compromettantes d'arrêter toute communication, de fermer leur compte et de parler à un adulte de confiance.

« Si on paie ou qu'on envoie d'autres photos, la situation ne va pas s'améliorer. Une fois qu'ils tiennent quelqu'un, ces gens continueront de l'extorquer », insiste Signy Arnason.

Manitoba

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