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Tony Clement révèle avoir eu plus d'un échange inapproprié en ligne

Le député Tony Clement
Le député Tony Clement Photo: La Presse canadienne / PC/Andrew Vaughan
Radio-Canada

Le député Tony Clement, chassé du Parti conservateur par son chef Andrew Scheer mercredi, a reconnu jeudi avoir eu plus d'un échange inapproprié en ligne.

Le représentant de la circonscription fédérale de Parry Sound — Muskoka, en Ontario, a d'abord avoué, mercredi, qu'il a déjà envoyé des photos et une vidéo explicites de lui-même à une femme qu'il croyait être une destinataire consentante. À la demande d'Andrew Scheer, il a ensuite démissionné de ses fonctions et du parti pour siéger comme indépendant.

Jeudi, M. Clement a publié sur son site Internet une lettre adressée à ses électeurs dans laquelle il change sa version des faits. « J’ai toujours eu pour but de servir en toute humilité et, aujourd’hui, je vous écris directement au sujet de nombreuses mauvaises décisions [prises] dans ma vie personnelle et privée », écrit-il d'emblée.

Durant une période de difficultés personnelles et de faiblesse, j’ai eu des échanges inappropriés qui ont enfreint des limites qui n’auraient jamais dû être enfreintes. Ces échanges ont mené à des actes d’infidélité.

Tony Clement

Le député reconnaît donc maintenant que plus d'un échange compromettant a eu lieu. Il explique qu'à « la suite de l’un de ces échanges inappropriés, une femme s’est vu offrir de l’argent de la part d’un compte anonyme dans les médias sociaux pour qu'elle publie ces informations intimes et personnelles ».

« J’ai immédiatement rapporté cette affaire personnelle au Service de police de l’Ontario l’été dernier », affirme-t-il encore.

Tony Clement ajoute que « plus récemment, un autre échange inapproprié a conduit des agents étrangers à tenter de profiter de mon indiscrétion pour m’extorquer de l’argent, ce que j’ai rapporté sans hésiter à la Gendarmerie royale du Canada ».

L'ex-président du Conseil du Trésor de Stephen Harper écrit dans sa lettre que « bien que [ses] échanges en ligne étaient complètement consensuels et mutuels, ils ont absolument été une erreur et n'auraient jamais dû se produire ».

Le député s'est aussi excusé auprès de « qui que ce soit d'autre qui a pu avoir l'impression, de quelque façon que ce soit, [qu'il] a franchi un pas de trop en ligne » et qu'il a « pu mettre mal à l'aise, même sans le savoir ».

Il affirme qu'à aucun moment, ces erreurs personnelles n'ont contrevenu à son travail en tant que membre du Parlement. Dans sa missive, il s'engage à continuer d'assumer son rôle de représentant des électeurs de Parry Sound — Muskoka.

« Les gens commettent des erreurs », commente Scheer

Toujours jeudi, Andrew Scheer a dû à nouveau répondre aux questions des journalistes au sujet de son député démissionnaire. Il a affirmé avoir eu « un choc » en apprenant que M. Clement avait rapporté un incident l'été dernier à la police de l'Ontario.

« C'est assez clair, je pense que personne n'a besoin de se faire rappeler qu'il est inapproprié d'envoyer des photos et des vidéos explicites à des gens qu'on n'a jamais rencontrés », a rétorqué le chef du Parti conservateur à une journaliste qui lui demandait s'il rappellerait les règles concernant ce genre de situations à ses députés.

Ce genre de choses arrive dans toutes les professions. C'est arrivé dans tous les partis politiques.

Andrew Scheer, chef du PCC

Non seulement son parti n'était pas au courant des agissements de Tony Clement, a-t-il ajouté, mais les agences de sécurité nationale ne le savaient pas non plus, même si elles l'ont passé au crible avant qu'il ne siège au Comité sur la sécurité nationale et le renseignement.

« Les gens sont capables de faire preuve de manques de jugement inexplicables, a conclu M. Scheer. Les gens commettent des erreurs. »

Pour le moment, Andrew Scheer est incapable de dire si Tony Clement a utilisé des appareils du gouvernement pour envoyer des images explicites.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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