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Des réactions fortes à l’expression « francophone hors Québec »

Carte du Canada avec les drapeaux des différentes communautés francophones du pays.
Une diversité de communautés francophones existe partout au Canada. Photo: Radio-Canada / Philippe Duclos
Radio-Canada

De nombreux internautes ont exprimé leur opposition à l'expression « francophone hors Québec » sur les médias sociaux.

La question a été posée sur divers groupes Facebook après une table ronde à l’émission Le matin du Nord avec denise truax, Jean Johnson et Serge Miville.

Ce terme-là m’a toujours profondément hérissé. On se définit par le lieu où l’on habite, pas par une espèce d’expulsion ou d’exclusion.

denise truax, directrice des Éditions Prise de parole

Plusieurs internautes ont repris les propos de Mme truax, affirmant qu’ils n’aiment pas se définir par la négation.

Neuf utilisateurs de Facebook se disent « contre » l'expression « francophone hors Québec ».Agrandir l’imageLes internautes du groupe « Je suis franco-ontarien // franco-ontarienne » se sont prononcés au sujet de l'expression « francophone hors Québec ». Photo : capture d'écran

Je n’aime pas du tout l’expression ‘Francophone hors Québec’ car ça parle d’exclusion, de ce que l’on n’est pas, au lieu de ce que l’on est, a publié Barbara Gilbert.

J’aime beaucoup mieux Canadien-Français, ou même, à la rigueur, francophone en situation minoritaire, ou bien Franco-Ontarien (Franco-Manitobain, Fransaskois, etc.).

Huit internautes expriment leur opposition à l'expression « francophone hors Québec ».Agrandir l’imageSur le groupe Facebook « Je suis franco-ontarien // franco-ontarienne », des intervenants se sont dits « contre » l’expression « francophone hors Québec » Photo : capture d'écran

Certains plus ambivalents

Selon Serge Miville, professeur d’histoire à l’Université Laurentienne, le terme n’est pas seulement une définition par l’exclusion, mais aussi l’affirmation d’une réalité partagée.

Bien des internautes reconnaissent la nécessité de désigner les collectivités francophones en situation minoritaire sous un même terme.

Pour certains, l’appellation « francophone hors Québec » est un raccourci pratique.

Je ne l’adore pas, mais je n’ai pas encore trouvé mieux pour décrire, le plus brièvement possible, les francophones canadiens vivant en situation de minorité linguistique.

Renée Allard O’Neill, internaute

Bien que l'expression soit loin de faire l’unanimité, certains suggèrent que « Franco-Canadien » pourrait régler le dilemme une fois pour toutes.

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