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Procès d'un ex-enseignant d'une école des Bergeronnes pour crimes sexuels

L'ex-enseignant Serge Carré, dans les couloirs d'un palais de justice, pour son procès.

Serge Carré, un ex-enseignant des Bergeronnes, est accusé de crimes sexuels sur une personne mineure

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Serge Carré, un ancien enseignant de la polyvalente des Berges aux Bergeronnes, subit son procès au palais de justice de Forestville.

Les faits qui sont reprochés à Serge Carré se seraient déroulés sur une période de cinq ans, de septembre 1986 au mois d'août 1991, alors qu'il était en position d'autorité.

L'accusé a plaidé non coupable à six chefs d'accusation pour des crimes de nature sexuelle sur une personne de moins de 14 ans.

Jeudi matin, la juge Sonia Bérubé a entendu le témoignage de la plaignante, Nadia Gagnon, maintenant âgée de 44 ans. Elle a demandé que l'interdit de publication sur son identité soit levé; elle souhaite ainsi inciter d'autres victimes potentielles à porter plainte à leur tour.

La présumée victime a décrit avec aplomb comment Serge Carré, qui était entraîneur de l'équipe de volleyball de la polyvalente, a gagné sa confiance.

Nadia Gagnon a expliqué que l'entraîneur l'a pris sous son aile dès son entrée au secondaire puisqu'elle excellait dans les sports.

Nadia Gagnon se sentait flattée de cette attention de son entraîneur, qui aurait graduellement eu des gestes déplacés à son endroit.

Les gestes commis auraient débuté par des caresses pour se terminer par des relations sexuelles complètes.

La première fois, Serge Carré aurait isolé la présumée victime dans son vestiaire personnel, avant les entraînements sur les heures du midi, pour commettre les actes reprochés.

Une fois un certain seuil atteint, il n'aurait pas hésité à reproduire les gestes ailleurs, notamment lors de sorties pour des compétitions à l'extérieur.

L'accusé, qui a également été son professeur dans différentes disciplines, aurait exprimé le désir de se marier avec la plaignante et d'avoir des enfants avec elle une fois sa majorité atteinte.

Le procès doit se poursuivre jusqu'à vendredi.

avec les informations de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Procès et poursuites