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Terri-Lynne McClintic de retour dans une prison conventionnelle

Terri-Lynne McClintic
Terri-Lynne McClintic est de retour dans une prison conventionnelle pour femmes. Photo: La Presse canadienne
Radio-Canada

Condamnée pour le meurtre et le viol de Victoria Stafford, Terri-Lynne McClintic a été transférée dans une prison pour femmes d'Edmonton. Son retour dans une prison conventionnelle a été confirmé par Rodney Stafford, le père de la victime, à CBC.

Terri-Lynne McClintic purge une peine de prison à perpétuité pour le viol et le meurtre brutal de Victoria Stafford, 8 ans. Elle était détenue auparavant dans l'établissement Grand Valley pour femmes, situé près de Kitchener, en Ontario, puis a été transférée vers le pavillon de ressourcement pour femmes autochtones Okima Ohci, situé sur le territoire de la Première Nation Nekaneet, dans le sud de la Saskatchewan.

Le transfert de Mme McClintic vers le centre de ressourcement - un établissement à sécurité minimale - a provoqué l’indignation publique, des manifestations en Ontario comme en Saskatchewan et un débat politique conflictuel.

L'établissement pénitentiaire pour femmes d'Edmonton est un établissement à plusieurs niveaux comportant des ailes de sécurité minimale, moyenne et maximale. Selon le site Internet du Service correctionnel du Canada (SCC), la prison propose « une unité de type résidentiel à sécurité minimale et des maisons d'habitation pour petits groupes » destinées aux détenus à sécurité minimale ou moyenne « selon un modèle de campus ouvert ».

Terri-Lynne McClintic ne sera pas admissible à une libération conditionnelle avant 2031.

Dans un courriel à Radio-Canada, le SCC a dit qu'il ne commenterait pas ce cas particulier.

Des changements dans les politiques de transfert

Toutefois, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a ordonné mercredi au Service correctionnel du Canada d'améliorer ses politiques relatives au transfert de « délinquantes à sécurité moyenne dans des établissements ne disposant pas d'un périmètre directement contrôlé ».

Les éléments d'évaluation pour les transferts vers des installations sans périmètre contrôlé sont :

  • la durée de la peine;
  • le temps restant avant que le détenu soit admissible à une absence temporaire sans escorte;
  • l'obligation pour les détenus d'être au moins dans la phase de « préparation à la libération » de leur plan correctionnel;
  • le comportement dans l'établissement carcéral pour ceux qui purgent de longues peines.

En vertu de cette nouvelle politique, les transferts doivent être autorisés par le sous-commissaire pour les femmes du SCC, qui devra veiller à ce que les Premières Nations participent aux recommandations de transfert.

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