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Ghislain Picard réclame à son tour des excuses de la Sûreté du Québec

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, joint sa voix aux leaders de la nation algonquine qui réclament des excuses officielles de la Sûreté du Québec (SQ) pour les torts qui auraient été causés par des policiers aux Autochtones.

Un texte de Thomas Deshaies

Martin Prud'homme avait refusé d'offrir des excuses officielles lors de son témoignage à la Commission Viens le 26 octobre dernier, affirmant que ce n'était pas à lui de le faire puisqu'il occupait alors la fonction de directeur par intérim du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Martin Prud'homme, assis à une table, devant un micro, à côté d'une femme en uniforme.Le directeur de la SQ, Martin Prud'homme, à la commission Viens Photo : Radio-Canada

Il sera toutefois de retour aux commandes de la SQ en janvier prochain, selon toute vraisemblance.

Le chef Ghislain Picard estime que le haut-dirigeant de la SQ a la responsabilité de faciliter les ponts entre les personnes sous son autorité et les communautés autochtones.

Pour moi, c'est une responsabilité qui lui incombe à lui, comme dirigeant de la SQ, tranche M. Picard.

Je me joins aux voix du leadership algonquin principalement, qui aurait voulu qu'un tel geste soit posé, parce que ça démontre une ouverture et aussi la volonté de soutenir un dialogue, et éventuellement favoriser le rapprochement.

Le chef Ghislain Picard

Des recommandations précises à la SQ

Le chef Picard espère que la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics aura des recommandations précises à formuler à la Sûreté du Québec.

Un mandat aussi large que celui que détient le juge Viens permet presque, en quelque sorte, de noyer [les événements de Val-d'Or, élément] qui s'avère extrêmement important, explique-t-il.

Rappelons que le directeur de police de Lac-Simon, Jean Vicaire, avait déclaré cet été lors de son témoignage devant la commission avoir alerté la Sûreté du Québec en 2013, après avoir été informé d'allégations qui pesaient contre des policiers de la SQ.

Un policier témoigne lors d'une commission d'enquête.Jean Vicaire, directeur du service de police de Lac-Simon Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Or, Martin Prud'homme a déclaré sous serment, n'avoir été informé de ces allégations qu'en 2015, soit quelques semaines avant la diffusion du reportage de l'émission Enquête.

Ces éléments nous font la démonstration qu'il faut peut-être fouiller un peu plus loin, par rapport à ce que nous rapportent les populations algonquines autour de Val-d'Or, sur l'agissement de la Sûreté du Québec, croit M. Picard.

Il y a encore beaucoup de questions qui demeurent malheureusement sans réponses.

Ghislain Picard

Les Premières Nations souhaitent être davantage consultées

Ghislain Picard reconnait que des gestes ont été posés par la SQ pour apaiser les tensions, mais déplore que ces interventions aient été faites, selon lui, sans consulter au préalable, les Premiers Peuples.

On peut très certainement louer la volonté de la SQ de se refaire une image qui inspire confiance auprès de nos populations, mais en même temps, qu'est-ce qui empêche la SQ de s'asseoir avec nous puis, peut-être, nous permettre d'exprimer ce qu'on souhaiterait voir dans une force policière?, conclut-il.

Invitée à réagir, la Sûreté du Québec a décliné, en précisant que son organisation ne commentait pas les travaux de la Commission d'enquête.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones