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Nouvelle série de compressions à La Presse

L'application La Presse + est ouverte sur une tablette électronique, devant des cahiers de l'édition papier de La Presse.
La Presse n'est publiée qu'en version électronique depuis le 30 décembre 2017. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

La direction du quotidien La Presse supprime 37 postes au sein du média devenu récemment un organisme à but non lucratif (OBNL).

La majorité des postes abolis le seront sur la base de départs volontaires, affirme la direction du quotidien, qui prévient toutefois qu'elle pourrait procéder à des mises à pied pour atteindre cet objectif.

La direction rencontrait les employés jeudi matin à Montréal. Au terme de cette rencontre, une source a confié à Radio-Canada que les employés s'attendaient à ce qu'il y ait une cinquantaine de départs à la retraite, de sorte qu'il n'y aura pas de réelles compressions.

La présidente du syndicat des travailleurs de l'information de La Presse, Laura-Julie Perreault, affirme que le programme de départs volontaires a été négocié avec les syndicats : « Il est généreux, plus généreux que ceux qu'on a vus dans le passé ».

Des 550 employés du quotidien montréalais, 58 % sont à la rédaction.

La Presse avait déjà aboli 158 postes en septembre 2015, dont une quarantaine à la rédaction, quelques semaines avant que la direction n’abolisse sa version papier qui était publiée depuis 1884 dans la métropole.

L’entreprise a été transformée en organisme à but non lucratif (OBNL) en mai dernier, par Power Corporation, qui était propriétaire de La Presse depuis 51 ans.

Aucune perte d’emplois n’était prévue à l'époque lorsque la direction a annoncé que le quotidien deviendrait un OBNL.

Une« fiducie d'utilité sociale »

Power Corporation s’était également engagée à contribuer au démarrage de cette nouvelle « fiducie d'utilité sociale » en y versant 50 millions de dollars avant de se retirer définitivement de la direction du journal.

Pour avoir le droit de transformer La Presse en OBNL, la direction du quotidien a dû obtenir au préalable l'abrogation d'un article d'une loi privée de 1967 par laquelle l'Assemblée nationale se donnait un droit de regard sur le choix de son propriétaire.

En juin dernier, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a adopté à cette fin le projet de loi 400, à la suite de l'imposition d'un bâillon à l'Assemblée nationale.

Un modèle d'affaires obsolète...

En difficulté financière depuis plusieurs années en dépit du lancement d'une version électronique innovatrice sur tablette, La Presse avait cessé de paraître en semaine en version papier le 31 décembre 2015 pour ne garder que l'édition du samedi en version papier. Cette dernière a été abolie deux ans plus tard, soit le 30 décembre 2017, sonnant le glas de la version papier du plus vieux quotidien francophone en Amérique, qui était imprimée depuis 134 ans.

En mai dernier, le président de La Presse, Pierre-Elliott Levasseur, avait indiqué que le modèle d'affaires conçu en 2010 n'était plus adéquat en raison de la diminution des revenus publicitaires. Une diminution causée par le succès des géants comme Facebook et Google.

De plus, les négociations en vue du renouvellement de la convention collective durent depuis un certain temps déjà, dans le contexte difficile dans lequel évoluent les médias écrits.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

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