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Incendie au centre-ville de Magog : plus de 15 000 $ amassés pour les sinistrés

Marc Pilon et Manoushka Ross. Derrière eux se trouvent des gens attablés qui mangent un repas.
Le pasteur de l'Église urbaine Axe21, Marc Pilon, et la propriétaire de l'Auberge du Mont Orford, Manoushka Ross, ont tenue une soirée bénéfice où 15 000 $ ont été amassés pour les sinistrés de l'incendie qui a frappé le centre-ville de Magog le mois dernier. Photo: Radio-Canada

La trentaine de sinistrés de l'incendie qui a frappé le centre-ville de Magog le mois dernier ont reçu une autre preuve de solidarité de leurs concitoyens mercredi soir, alors que plus de 15 000 $ ont été amassés pour les aider dans le cadre d'une soirée bénéfice.

Un texte de Charles Beaudoin

Près de 200 personnes étaient rassemblées dans l'enceinte du Théâtre Magog pour participer à l'événement dont tous les profits doivent aller au fonds d'aide pour les personnes touchées.

Depuis deux semaines, depuis le 16 octobre, c'est immense l'amour qu'on reçoit de tous les citoyens de la ville, de toute la mise en place qu'il y a autour de ce drame, soulignait d'emblée Sylvie Germain, qui a perdu son commerce et son logement dans le brasier. Quatre bâtiments complètement détruits, c'est gros. On a rééellement ressenti le deuil de la ville au complet et l'amour. Tout ce que les gens font pour nous, ça nous touche énormément.

Il y a trois semaines, trois bâtiments ont été détruits et un autre a été lourdement endommagé à la suite d'un incendie majeur qui s'est déclaré au centre-ville de Magog. L'intensité du feu a nécessité la plus grande intervention de l'histoire de la ville et sa brûlure est toujours vive pour les sinistrés, estime Mme Germain.

C'est sûr qu'on n'est pas sur la même vitesse que tout le monde, c'est un drame qu'on absorbe un petit peu chaque jour, parce que c'est gros tout ce qu'on a perdu.

Sylvie Germain, sinistrée

Cette dernière dit toutefois entrevoir l'avenir avec positivisme, elle qui songe déjà à d'autres projets pour remplacer La couleur de mon art, son commerce d'antiquités.

Le feu a brûlé mon commerce, mais il n'a pas du tout éteint la flamme que j'avais dans mon coeur. C'est de recommencer, mais autrement, tout simplement, indique Sylvie Germain.

En plus d'un cocktail, une dégustation de vin était tenue par la sommelière Jessica Harnois ainsi qu'un encan silencieux. L'objectif était d'amasser 10 000 $, ce qui a été largement dépassé.

On a tellement une belle équipe. L'organisation était soudée depuis le début. On savait quel était notre objectif et on a travaillé d'arrache-pied pour y arriver. Avec la générosité des commanditaires, des gens présents et des citoyens, ce n'est pas surprenant. L'être humain répond quand il y a des tragédies comme ça et c'est inné de vouloir s'aider les uns les autres, mentionne le pasteur de l'Église urbaine Axe21 et coorganisateur de la soirée, Marc Pilon.

À ses côtés, la propriétaire de l'Auberge du Mont Orford, qui a aussi participé à l'organisation de la soirée, se disait bien placée pour comprendre les sinistrés. Rappelons que son établissement a lui-même été la proie des flammes à l'été 2017.

Il n'y a rien de mieux que d'aider les gens lorsqu'on sait ce qu'ils ont vécu, note Manoushka Ross.

Ça s'est organisé vraiment vite, résume-t-elle.

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