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Le recrutement international pour les PME, au-delà des évidences

Un soudeur à l'oeuvre
Un soudeur à l'oeuvre Photo: Radio-Canada / Frank Desoer
Radio-Canada

Une vingtaine de membres de la Chambre de commerce de Sept-Îles se sont familiarisés avec les rouages du recrutement de travailleurs venant de l'étranger dans le cadre d'un dîner-conférence à l'hôtel Mingan mercredi.

Un texte de Louis Garneau, avec les informations de François Robert

Tout d'abord, la conférence prévient les dirigeants de petites et moyennes entreprises que toutes les démarches de recrutement doivent être bien documentées.

La consultante Mélanie Sirois, présidente de Dotemtex international, précise que l'embauche de main-d'œuvre étrangère est une solution de dernier recours.

On doit prouver au gouvernement que l'on a tout fait pour arriver à nos fins et que, malheureusement, cela n'a pas fonctionné.

Mélanie Sirois, présidente de Dotemtex International

Cette preuve passe par un affichage de postes sur des sites reconnus. Ensuite, l'employeur doit produire un rapport expliquant sa démarche et son incapacité à pourvoir son poste avec un employé canadien avant de pouvoir obtenir un permis de travail pour un travailleur étranger.

Il faut donc donner la chance aux travailleurs québécois et canadiens et fournir la preuve qu'il n'y a pas de travailleurs d'autres provinces prêts à venir faire le travail en région.

Généralement, il faut prévoir un délai de 7 à 10 mois jusqu'au moment où le travailleur fera sa première journée de travail en sol québécois.

Tableau avec plusieurs feuilles, contenant des offres d'emploi. Les offres d'emploi, en contexte de pénurie de main-d'oeuvre, pullulent. Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Il faut aussi éviter de croire que ce sera une aubaine : un employeur canadien ne peut pas verser un salaire plus bas à un employé venu de l'étranger qu'à ses collègues canadiens effectuant les mêmes tâches.

L'employeur doit payer la cotisation à l'assurance-chômage du travailleur étranger en plus de s'engager à lui fournir 30 heures de travail par semaine.

Il doit aussi démontrer sa capacité de payer l'employé avant qu'il n'arrive au pays et contracter pour lui une assurance-maladie temporaire pour les trois premiers mois.

Toutes ces clauses devraient pousser l'entrepreneur à se faire accompagner par des professionnels, conseille Isabelle Ducharme, de BCF avocats d'affaires.

Elle a rencontré des cas d'employeurs dont les dossiers ont été refusés au gouvernement, même après avoir déboursé beaucoup d'argent et d'efforts à les préparer.

La conférencière Isabelle Ducharme, de BCF, un bureau d'avocats d'affaires, s'adresse à des membres de la Chambre de commerce de Sept-Îles au sujet du recrutement de travailleurs non-résidents.Isabelle Ducharme, de BCF avocats d'affaires, recommande la prudence aux PME attirées par le recrutement à l'international Photo : Radio-Canada / François Robert

Ils avaient été simplement mal présentés, mal montés. Faites attention à cet aspect-là, assurez-vous de savoir avec qui vous travaillez.

Isabelle Ducharme, directrice principale en mobilité globale, BCF avocats d'affaires

Les gens d'affaires présents sont ressortis de leur conférence en s'avouant mieux préparés pour le montage de leur dossier de recrutement de main-d'oeuvre internationale.

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