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Une soixantaine d'emplois perdus avec le départ des religieuses de Lac-au-Saumon

Photo de Marie-Anne Ouellet et de son habit religieux.
Marie-Anne Ouellet a cofondé la congrégation de religieuses en 1929 en compagnie de l'abbé Alexandre Bouillon. Photo: Radio-Canada

D'ici deux ans, les Servantes de Notre-Dame Reine du clergé quitteront leur résidence de Lac-au-Saumon. Il s'agit d'une page importante de l'histoire de cette congrégation fondée il y a près d'un siècle. La décision a des répercussions dans la municipalité de la vallée de la Matapédia qui perd, par conséquent, une soixantaine d'emplois.

Un texte de Jean-François Deschênes

La maison-mère servait principalement à former les religieuses qui partaient par la suite aider les prêtres dans leurs tâches ménagères.

Elles ont travaillé dans les presbytères ou les évêchés au Québec, en Ontario ou au nord des États-Unis.

Les religieuses hébergent aussi des personnes âgées depuis des décennies dans leur résidence de Lac-au-Saumon. Elles ont aussi donné de la formation aux jeunes femmes de la région.

Photo. Jeunes femmes en classe.Les jeunes femmes de la région pouvaient suivre des cours à l'École des arts familiaux. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Durant l'âge d'or de la congrégation, environ 200 religieuses et laïques habitaient à Lac-au-Saumon.

Aujourd'hui, il y a tout juste 17 aînés hébergés ici, en plus des 34 religieuses qui sont âgées en moyenne de 85 ans, selon sœur Chantale Blouin.

Trente-quatre personnes dans une maison où on a été quasiment 200, ce n’est pas proportionnel aux besoins réels.

Chantale Blouin, religieuse
Groupe de religieuses devant un bâtiment.Durant les années 1970, jusqu'à 200 religieuses et laïques ont habité à Lac-au-Saumon. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Dans les prochaines années, les résidents devront trouver un autre endroit où rester tandis que, d’ici deux ans, ce sera au tour des religieuses de déménager. Elles veulent s’installer à Rimouski, mais l'endroit n'est pas encore trouvé pour l’instant.

Déménager, une décision difficile

Beaucoup d’émotions, beaucoup de peine exprime Josette Gallant, qui est infirmière ici depuis 26 ans.

Elle et la soixantaine de personnes qui travaillent ici devront se trouver un autre emploi. Parce que ça fait longtemps qu'on travaille ici et on aime beaucoup les religieuses.

On comprend aussi que la population est vieillissante et il y a autre chose, peut-être, pour nous autres plus tard. Il faut faire confiance en la vie.

Josette Gallant, infirmière depuis 26 ans
L'infirmière Josette Gallant prend des notes.L'infirmière Josette Gallant travaille pour la congrégation depuis 26 ans. Photo : Radio-Canada

La décision de déménager n'est pas facile pour sœur Jeannine Chouinard qui a consacré 68 ans de sa vie à sa congrégation. Je vois aussi mes consœurs que c'était un choc de partir de la région premièrement, de partir de notre maison-mère qui était le berceau de notre communauté.

Religieuses autour d'un repas.La moyenne d'âge des religieuses de Lac-au-Saumon est de 85 ans. Seulement 4 d'entre elles ont moins de 80 ans. Photo : Radio-Canada

Les Servantes de Notre-Dame Reine du clergé disent laisser en héritage des valeurs de respect et d'attention envers autrui.

MuséeÀ l'intérieur de la résidence, on peut visiter un musée qui rappelle les moments marquants de la congrégation. Photo : Radio-Canada

Un bâtiment à vendre

Le bâtiment est maintenant à vendre.

Le maire, Gérald Grenier les aide à trouver un acheteur. Les retombées économiques sont importantes pour la communauté rappelle-t-il. On a rencontré des gens qui peut-être seraient intéressés, mais ce n'est pas évident non plus de reprendre une grosse bâtisse comme ça.

Vaste terrain qui mène au bâtiment.Ce bâtiment a été construit en 1941. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Sœur Chantale Blouin espère trouver un acheteur qui pourrait poursuivre la mission des religieuses. Le pire scénario pour elle, serait d'en venir à devoir démolir la maison.

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