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Les commerçants montréalais, les plus taxés au Canada

Les taxes des commerçants de la rue Sainte-Catherine atteignent 62$ le pied carré en moyenne. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les commerçants montréalais paient en moyenne 37,76 $ de taxes par 1000 $ d'évaluation foncière, révèle une étude commandée par l'Institut de développement urbain du Québec (IDU), un organisme qui représente l'industrie immobilière commerciale.

D'après un reportage de Jean-Sébastien Cloutier

Ce taux serait le plus élevé du pays, la moyenne pour les grandes villes canadiennes étant de 24,21 $.

À Vancouver, il est de 10,85 $, à Toronto, de 24,04 $, à Ottawa, de 27,72 $, et à Québec, de 36,09 $.

L’IDU, dont le PDG est l’ancien chef du Parti québécois André Boisclair, s’est penché sur sept tronçons de rue à Montréal.

Dans la rue Sainte-Catherine, entre la rue Guy et le boulevard Robert-Bourassa, les taxes ont augmenté de 11,7 % en 2017-2018, atteignant 62 $ le pied carré en moyenne.

Pour un commerce de 2000 pieds carrés, le montant des taxes s’élève donc à presque 125 000 $ par année.

« C'est vraiment un poste de dépenses qui est énorme et qui grossit d'année en année. Il faut rétablir la situation. Quand je regarde ce qui se passe actuellement sur la rue Sainte-Catherine, ce que je vois surtout, c'est que ça crée beaucoup de pression. On voit des commerces fermer », déplore Paul-André Goulet, propriétaire d’un magasin Sports Experts, rue Sainte-Catherine.

Sur la Plaza St-Hubert, la hausse de taxes a été de 6 % en moyenne en 2017-2018.

« Ça frôle les 250 000 $ de taxes par année […], indique Stéphane Lozeau, vice-président de Lozeau, dont la boutique de matériel photo et vidéo se déploie sur trois étages, rue Saint-Hubert. Donc, c'est soit le prix qui augmente, soit le service qui baisse. Le point de rupture est pas mal là où on est présentement. C’est la question entre rester à Montréal ou s'en aller à l'extérieur. »

Quant à la rue Ontario Est, les taxes des commerçants y ont grimpé de 5,4 %. Les rues Masson, Mont-Royal, Fleury et Wellington ont également connu des hausses de taxe supérieures à l'inflation.

« On s'attend à des signaux clairs de la Ville de Montréal pour faire en sorte que les grandes artères commerciales puissent continuer de demeurer attirantes et qu'on évite les fuites commerciales vers la banlieue », affirme André Boisclair.

Globalement, les immeubles commerciaux paient 56 % des taxes foncières de Montréal, mais un comité mis sur pied cette année par la Ville a recommandé que cette part diminue.

La mairesse Valérie Plante a d’ailleurs laissé entendre cette semaine qu’il y aura des mesures pour les commerçants dans le budget qu’elle présentera demain.

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