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Étudier l’accouplement des araignées pour mieux s’en débarrasser

Une araignée tisse une fine toile.
Les femelles ont de plus gros ventres et des jambes plus courtes. Photo: Peter Scobie/CBC

Des comportements reproductifs d'araignées sont étudiés à l'Université Simon Fraser (SFU), en Colombie-Britannique, par un jeune chercheur qui estime qu'il est utile de mieux les comprendre pour mieux contrôler les infestations.

« Nous étudions les hormones produites par les femelles quand elles essaient d’attirer les mâles », explique Andreas Fischer, un étudiant dans les cycles supérieurs au département des sciences biologiques de la SFU.

« La plupart des araignées sont pratiquement aveugles, alors les mâles ne peuvent pas voir les femelles. La seule façon de les trouver est de les sentir. Ça pourrait avoir des implications importantes plus tard dans le contrôle des infestations », précise-t-il.

Son laboratoire compte environ 600 araignées contenues dans des bocaux et des boîtes de Petri. Il en amasse notamment dans les couloirs de la SFU, mais aussi partout en province.

Il explique que les femelles sont très tolérantes envers les autres femelles quand elles sont dans leur toile, mais qu’elles le sont moins envers les mâles.

Habituellement, elles effraient les autres mâles si elles ne veulent pas se reproduire ou bien elles s’en vont s’ils sont trop insistants.

Andreas Fischer, étudiant à la SFU
Un chercheur vêtu d'un t-shirt assis devant des bocaux et des pétris. Andreas Fischer s'intéresse aux phéromones produites par des araignées femelles. Photo : Peter Scobie/CBC

Un souper romantique?

Le chercheur a déjà observé que des mâles apportent parfois des cadeaux à leur conquête, par exemple une mouche emballée. « Si elle accepte [le cadeau], elle le mange pendant que le mâle s’accouple avec elle », explique M. Fischer.

Il soutient également que l’accouplement est un événement risqué pour les mâles.

Pour de nombreuses espèces, le mâle court le risque d’être dévoré soit avant soit après l'accouplement.

Andreas Fischer, étudiant SFU

M. Fischer confie qu’il n’aimait pas particulièrement les araignées avant de les étudier, mais que plus il en apprend à leur sujet, plus il les apprécie. « Plus je lis de choses à leur sujet, plus je réalise qu’il n’y a pas de bonne raison d’en avoir peur », lance-t-il.

Avec des informations de Caroline Chan et de Clare Hennig, CBC

Colombie-Britannique et Yukon

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