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Les tests de français pour certains immigrants au même prix que les tests d'anglais

Au Canada, les tests d'évaluation du français que les immigrants passent pour obtenir leur résidence permanente sont conçus et corrigés en France.

Au Canada, les tests d'évaluation du français que les immigrants passent pour obtenir leur résidence permanente sont conçus et corrigés en France.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Critiqué pour l'écart de prix entre les tests de compétences linguistiques en français et en anglais pour les nouveaux arrivants, le gouvernement fédéral a procédé à une révision du processus. Alors que le prix des examens en français était près de deux fois plus élevé que celui des examens en anglais, à compter de décembre, ces tests coûteront le même prix pour les demandeurs de résidence permanente qui entrent dans la catégorie de l'immigration économique.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Les immigrants issus de cette catégorie sont, notamment, des travailleurs qualifiés ou de métiers spécialisés, des investisseurs, des entrepreneurs, ou des personnes qui ont de l’expérience de travail au Canada.

Pour devenir résident permanent, il faut entre autres prouver sa maîtrise du français ou de l'anglais, en réussissant, par exemple, un test reconnu par le fédéral. Or, ces examens sont presque deux fois plus chers en français qu'en anglais.

Le gouvernement avait déjà expliqué cette différence de coût par la façon dont les tests étaient gérés et corrigés, soit en France pour le français et en Colombie-Britannique et en Angleterre pour l’anglais.

En conférence de presse mercredi, la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a soutenu que par le passé les immigrants francophones avaient vécu une injustice par rapport à ce test. « Nous avons résolu cette question, les tests de français vont coûter le même prix », a-t-elle ajouté.

En 2017, le Commissariat aux langues officielles avait fait des recommandations à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) relativement à ces examens imposés aux futurs nouveaux arrivants.

Le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, a également annoncé mercredi la désignation du Centre international d’études pédagogiques comme deuxième organisme d’évaluation des compétences en langue française pour les candidats à l’immigration économique. Ce centre est situé en France, à l’Université Paris 8.

« Cette nouvelle désignation, qui entrera en vigueur en décembre 2018, contribuera à rendre les tests de langue française plus accessibles et abordables pour les futurs candidats à l’immigration économique », peut-on lire dans le communiqué d’IRCC.

Les quatre organismes désignés pour faire l’évaluation des compétences linguistiques sont le Centre international d’études pédagogiques, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France (pour le français), Paragon Testing Enterprises et l’Université de Cambridge (pour l’anglais).

Investissements pour l’immigration

Lors de son annonce mercredi, le gouvernement a également annoncé qu’il injectera 11 millions de dollars sur cinq ans pour faciliter l’immigration francophone au pays, en fournissant des services avant l'arrivée des nouveaux arrivants.

Le collège La Cité, à Ottawa, agira comme principal point de contact pour les nouveaux arrivants francophones, alors que quatre partenaires régionaux fourniront des services d’établissement adaptés à chaque province : Actions interculturelles de développement et d’éducation, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique et la Société de la francophonie manitobaine.

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