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13 hommes accusés de leurre d’enfants sur Internet

Une enfant regarde un homme menaçant sur un écran d'ordinateur.
Selon une recherche, 9 délinquants sexuels sur 10 considèrent que « la réalité virtuelle n’est pas la réalité ». Photo: Getty Images / jeangill

Treize hommes âgés de 18 à 51 ans ont été arrêtés et font face à 69 chefs d'accusation allant du leurre à la tentative d'agression sexuelle sur un enfant pour des actes commis sur Internet.

ALERT, l’unité d’intervention des forces de l’ordre contre l’exploitation des enfants sur Internet de l’Alberta (ICE) a passé les huit derniers mois à traquer les suspects.

C’est de la pure victimisation.

Stephen Camp, sergent de l'unité ICE

« Ils savent ce qu’ils font », rappelle le sergent Stephen Camp, de l’unité ICE. « Ils engagent la conversation avec le jeune, établissent une relation de confiance pour le pousser à accepter le rapport sexuel », précise-t-il, ajoutant que ce rapport peut prendre la forme de photographies pornographiques ou de véritables rencontres.

C’est d’ailleurs à l’occasion de rendez-vous que certains prédateurs ont été interpellés par la police.

Les arrestations ont eu lieu à Edmonton, à St Albert, à Wainwright, à Drayton Valley et à Fort Saskatchewan, mais aussi à Barrie, en Ontario. Trois suspects vivant aux États-Unis ont également été identifiés.

L’unité d’intervention ICE a relayé l’information à ses homologues américains. « Les suspects ne se connaissaient, ce qui exclut l’hypothèse d’un réseau », a précisé le sergent de l’unité spéciale.

Un homme derrière un podium avec un micro tient une conférence de presse. Il porte un coquelicot accroché sur sa veste. Sur le mur à côé de lui se trouve le logo de l'unité spéciale de police qui se nomme ALERT.Le sergent Stephen Camp, de l’unité d’intervention des forces de l’ordre contre l’exploitation des enfants sur Internet de l’Alberta (ICE), lors d'une conférence de presse Photo : Radio-Canada

Internet, du bon comme du mauvais

Les crimes présumés ont été perpétrés en ligne en utilisant les réseaux sociaux les plus connus, tels que Twitter, Instagram, Facebook et Tumblr.

Si les réseaux sociaux travaillent en étroite collaboration avec les services de police pour lutter contre ces crimes, les tuteurs légaux et les parents doivent rester vigilants lorsqu’ils laissent leurs enfants naviguer sur la toile.

« C’est effrayant, dit le sergent. On voit le nombre de dossiers augmenter tous les jours. »

Les parents doivent être conscients que des prédateurs essaient constamment de tirer avantage des jeunes esprits.

Stephen Camp, sergent de l'unité ICE

Le suspect le plus jeune a 18 ans. « Nous ne l’aurions pas interpellé s’il avait engagé une relation à caractère sexuel avec une adolescente de 17 ans, rappelle le sergent Camp, mais là, il s’agissait d’un enfant de 10 ans. C’est cette différence d’âge qui a joué. »

Les dizaines d’enfants victimes ont pour la plupart de 10 à 15 ans.

Alberta

Procès et poursuites