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Le salon du livre de Montréal est le seul que le créateur de Kid Paddle fréquente

L'auteur pose devant son personnage.
Le bédéiste belge Midam Photo: Hachette
Radio-Canada

Ne lui parlez pas des autres salons du livre en Europe. Depuis 7 ans, Midam, de son vrai nom Michel Ledent, ne fait qu'un salon du livre par année, celui de Montréal.

Un texte de Cécile Gladel

Le bédéiste, créateur des populaires Kid Paddle et Game Over, est fidèle à Montréal, lui qui a cessé depuis plusieurs années d’aller dans les divers salons du livre et festivals de bande dessinée en Europe.

Plusieurs raisons expliquent sa décision, notamment le fait que ses séances de dédicaces européennes n’attiraient que des collectionneurs qui le suivaient presque pas à pas.

Je ne vais pas dire que le Québécois est meilleur, mais il n’est pas encore infecté [par le désir de collectionner les dédicaces].

Midam

En plus, il ne voit pas l’intérêt des dédicaces. « Les auteurs que j’adore lire, je ne vois pas l’intérêt [de leur faire signer leur livre]. »

Midam sera en dédicace tous les jours, les matins et les après-midi au Salon du livre de Montréal. Pour consulter son horaire (Nouvelle fenêtre).

Il raconte qu’il a compris que les séances de dédicaces en Europe étaient inutiles quand il a fait une tournée dans dix villes en France en 2009. « Les gens me suivaient avec un minibus et des voitures. Les gens sont timbrés », lance-t-il. À Montréal, il apprécie faire la majorité de ses dédicaces à des enfants.

En Europe, il n’y a pas d’enfants, les gens veulent quelque chose de bien précis, et ça me prend plus de temps à dessiner. Leur volonté est d’essayer d’obtenir le plus beau dessin, mais ce n’est pas le but de faire un dessin compliqué, l’objectif est d’avoir un petit souvenir.

Midam

Faire payer pour les dédicaces, une solution?

Si Midam ne fait plus de salon, ses admirateurs peuvent quand même obtenir une dédicace en le payant. « Ça coûte 50 euros pour une dédicace. Je ne reçois que 10 % brut du prix d’un livre, ce que les gens ne savent pas. Je n’ai donc pas de scrupules à faire payer des dédicaces », ajoute-t-il.

une araignéeLa page couverture du nouveau tome de Game Over Photo : Hachette

Une histoire d’amour avec Montréal

Si Midam a un si grand attachement à Montréal, c’est aussi lié à sa femme, qui a vécu au Québec. Elle a passé son adolescence à Anjou. Il l’a rencontrée au Chili, le pays où elle est née, alors qu’elle était sa traductrice lors d’un festival où il était invité. « C’est devenu ma femme. Elle m’a fait découvrir le Québec. La première sensation que j’ai eue : c’est l’Amérique en Français. »

Et puis, il apprécie la proximité du centre-ville de Montréal et le fait que tout soit relié par les tunnels souterrains.

Il aime aussi l’opulence dans l’offre alimentaire à Montréal. « C’est ici le centre du monde, c’est la richesse, il ne peut rien nous arriver. Il y a de tout, végane, pas végane, du thé, des cafés, les choix. Une offre incroyable pour la consommation, notamment en matière de magasins pour hommes. »

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