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Doug Ford s'explique sur Jim Wilson : il dit qu'il voulait protéger la présumée victime

Le premier ministre Doug Ford, l'ex-ministre Jim Wilson et la lieutenante-gouverneure Elizabeth Dowdeswell lors de l'assermentation du cabinet

Le premier ministre Doug Ford, l'ex-ministre Jim Wilson et la lieutenante-gouverneure Elizabeth Dowdeswell lors de l'assermentation du cabinet

Photo : CBC/Patrick.Morrell

Radio-Canada

Le premier ministre Doug Ford se défend dans l'affaire du départ de son ex-ministre : il dit qu'il a omis de parler d'une allégation d'inconduite sexuelle à l'endroit de Jim Wilson à la demande de la personne qui a porté plainte.

Un texte d’Eve Caron

Cinq jours après le départ de Jim Wilson, le premier ministre Doug Ford répondait mercredi aux questions des journalistes pour la première fois sur cette affaire.

Il a confirmé qu’une allégation avait été faite contre M. Wilson, et que c’est ce qui a mené à son départ soudain du caucus conservateur après 28 ans de service.

Le premier ministre ajoute que c’est la personne qui a porté plainte qui a demandé à ce que l’affaire ne se retrouve pas dans les médias.

Quand on s’est assis avec la personne, celle-ci nous a demandé à répétition de ne pas diffuser l’histoire dans les médias.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Vendredi, le bureau du premier ministre annonçait que M. Wilson quittait ses fonctions ainsi que le caucus conservateur « pour recevoir des traitements pour des problèmes de dépendance », sans donner plus de détails.

Lundi, trois sources ont révélé à Radio-Canada, sous le couvert de l’anonymat, qu’une allégation d’inconduite sexuelle pesait contre Jim Wilson. Radio-Canada n’a pas pu confirmer que les faits reprochés ont vraiment eu lieu.

un homme derrière un podium avec un avion en arrière plan.

Le premier ministre Doug Ford lors d'une annonce au Musée national de la Force aérienne du Canada à Trenton en Ontario

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

De passage à Trenton, le premier ministre a déclaré que Jim Wilson avait accepté de démissionner de son poste et du caucus sans être forcé à le faire.

M. Wilson n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada et n’a pas commenté publiquement l’allégation depuis que cette dernière a fait surface.

Questionné à savoir si M. Wilson avait admis quoi que ce soit, M. Ford n’a pas voulu commenter. Il a compris qu’il devait démissionner.

Plus tôt cette semaine, la ministre des Services à l'enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, a déclaré qu’une enquête indépendante avait été lancée après le départ de M. Wilson, sans donner plus de détails.

Le premier ministre Doug Ford n’a pas voulu en dire davantage sur l’enquête qui est toujours en cours, en répondant que son administration a agi rapidement et de façon « décisive ».

Je n’ai aucune tolérance pour ce type de comportement.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Par ailleurs, le bureau du premier ministre a aussi confirmé le départ d’Andrew Kimber, un proche conseiller de Doug Ford. Un porte-parole du premier ministre a déclaré aux journalistes présents à Trenton que d’autres plaintes avaient été portées contre M. Kimber depuis son départ vendredi.

Depuis lundi, l’opposition néo-démocrate somme l’administration de Doug Ford de s’expliquer sur ces départs qui ont aussi mené à un remaniement ministériel effectué derrière des portes closes.

Mercredi, le Nouveau Parti démocratique (NPD) de l'Ontario a appelé le gouvernement à « faire la bonne chose ».

Protéger une victime d'inconduite sexuelle est la bonne chose à faire. Protéger un homme puissant accusé d’inconduite sexuelle ne l’est pas. Il est faux de prétendre que ces choses sont en désaccord les unes avec les autres, s'est exclamée la chef adjointe du NPD, Sara Singh.

Toronto

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