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Une base de données du parti conservateur albertain pour repousser les extrémistes

Jason Kenney derrière un micro.
Jason Kenney reconnaît que certains membres de son parti ont des opinions « extrêmes ». On s'occupera d'eux « au cas par cas », a-t-il expliqué. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le chef du parti conservateur uni, Jason Kenney, veut mettre en place une base de données pour empêcher les personnes associées à des sites racistes et suprémacistes d'adhérer à son parti.

Nous pourrions fouiller les sombres recoins du web pour identifier les personnes liées aux sites d’organisations haineuses et extrémistes. (…) Quand ces personnes souhaiteront rejoindre nos rangs, nous en serons avertis. Ce n’est pas infaillible, mais c’est une mesure de prudence raisonnable.

Jason Kenney, chef du parti conservateur uni

La semaine dernière, le site Press Progress a révélé qu’Adam Strashok, le responsable d’un centre d’appel de promotion de la candidature de Jason Kenney comme chef du parti conservateur, était associé à un site web qui vendait des produits aux slogans suprémacistes. Radio-Canada n’a pas pu vérifier cette information, puisque l’homme a, depuis, supprimé presque tout le contenu de ses médias sociaux.

Néanmoins, Jason Kenney s’est défendu d’entretenir un lien de supervision direct sur son employé. Il a dit qu'il ne connaissait pas les opinions controversées d’Adam Strashok avant la publication de l’article en question.

Sa carte de membre du parti conservateur uni a été révoquée et M. Kenney a expliqué que cet incident l’avait encouragé à demander à son conseil d’administration de trouver des façons plus efficaces d’exclure les personnes racistes et les suprémacistes du parti.

Le chef défend son projet de base de données en soulignant que le Parti réformiste avait mis en œuvre une mesure similaire dans les années 1990.

Il concède toutefois qu’il sera impossible d’examiner le contenu publié en ligne par tous les membres de son parti. Ils sont plus de 100 000 en Alberta.

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