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La fille qui s’promène avec une hache, une première création prometteuse

Une scène de la pièce de théâtre « La fille qui s’promène avec une hache »

La pièce « La fille qui s’promène avec une hache » est présentée au Théâtre Premier Acte jusqu'au 24 novembre

Photo : Théâtre Premier Acte/Cath Langlois Photographe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pièce La fille qui s'promène avec une hache nous entraîne dans un petit village isolé où la simple différence peut être une condamnation. Retour sur une pièce à la scénographie remarquable, mais qui pourrait encore être peaufinée.

Un texte d’Anne-Josée Cameron

Jeunes, désœuvrés et vivant en région éloignée, les protagonistes de cette pièce vivent comme ils le peuvent une adolescence où les projets d’avenir ne sont que chimères.

Dégoûtée par l’isolement et le conformisme de son village, Cindy-Lou rêve d’une autre vie, ailleurs. Elle souhaite être utile.

Jugée étrange par les autres jeunes, elle devra faire face à bien des embûches afin de changer de vie.

Une superbe scénographie

Portée par une scénographie magnifique, signée Gabriel Cloutier Tremblay, qui a littéralement recréé une forêt à l’intérieur du Théâtre Premier Acte, le récit nous entraîne dans plusieurs lieux comme le pit de sable, par exemple, où les jeunes se réunissent pour fêter.

Les jeunes se réunissent au pit de sable pour fêter.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les jeunes se réunissent au pit de sable pour fêter.

Photo : Courtoisie / Théâtre Premier Acte/Cath Langlois Photographe

On est ici à la frontière du cinéma et du théâtre. Les images projetées sur un immense écran donnent l’impression de s'enfoncer dans la forêt avec les personnages de la pièce.

Tout, dans la scénographie, évoque l’éloignement, l’enfermement, la désuétude et l’étrangeté.

Des jeunes de talent

Cette première production conçue avec peu de moyens met de l’avant la créativité de ses artisans. Ici, des rouleaux de papier de toilette deviennent des jumelles ou des fusils et on y croit.

La distribution est agréable à voir jouer et Léa Aubin, qui a coécrit la pièce avec Gabriel Cloutier Tremblay, incarne une Cindy-Lou pleine de révolte et de détermination.

Olivier Artaud et Monika Pilon s’illustrent également, lui dans le rôle du seul ami de Cindy-Lou et, elle dans celui de son ennemi.

La fille qui s’promène avec une hache aborde les thèmes de l’intimidation, de l’isolement et de la différence.

Le récit qui aurait pu être resserré est cohérent et intéressant. Petit bémol : la conclusion de la pièce détonne avec le reste du récit.

La pièce est présentée jusqu’au 24 novembre. Il s’agit de la toute première création des productions Kill ta peur.

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