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  • Êtes-vous de tendance disco, new wave, punk ou grunge?

    Montage de photos illustrant les quatre mouvements musicaux.
    Êtes-vous de tendance disco, new wave, punk ou grunge? Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Quelle tendance musicale marquera l'année 2019? À travers nos archives, découvrez quatre courants musicaux analysés à l'antenne de Radio-Canada. Disco, punk, new wave et grunge, voici des mouvements qui ont non seulement influencé la musique mondiale, mais aussi la mode et le style de vie.

    Disco, le cœur aux pieds

    Le disco, ce n’est pas qu’une mode, c’est déjà un mode de vie. Ce n’est pas une philosophie non plus, comme ce qu’est devenu le rock and roll, ce n’est encore qu’un rythme de vie.

    Le journaliste Georges-Hébert Germain
    L'Observateur, 4 novembre 1979

    Au magazine L’Observateur, diffusé dans le cadre des Beaux dimanches du 4 novembre 1979, le journaliste Georges-Hébert Germain tente de comprendre le phénomène disco.

    Un courant musical si populaire qu’il a gagné tous les recoins du monde, que ce soit « Moscou, Toronto, Londres ou Bagotville »!

    Pour bien expliquer le disco et ses origines, le journaliste s’entretient avec quelques tenanciers de discothèques de Montréal. Selon eux, les communautés gaies et afro-américaines ont propulsé la musique disco.

    Lorraine Roy, de l’école de danse DoRéMi, a pour sa part observé un avant et après au film Saturday Night Fever.

    Reconnaissez-vous au passage Le Lem, Chez Régine et la discothèque Elle et lui?

    Tous ces lieux ont disparu, et ce malgré la grande capacité d’adaptation du disco…

    D’une mélodie de Jean-Sébastien Bach, à celle de Gilles Vigneault, en passant par celle de Dalida, tout peut être mis au pas disco, à la température et au rythme disco

    Le journaliste Georges-Hébert Germain

    New wave, entre deux vagues

    L'Observateur, 13 avril 1980

    Le 13 avril 1980, toujours au magazine L’Observateur, le journaliste Georges-Hébert Germain s’intéresse cette fois à nouvelle tendance de l’heure : le new wave.

    Son reportage fait une plus grande place à la mode. Au Salon Disco 80 de Montréal, il s’entretient avec les stylistes du défilé de mode et son animateur, Michel Girouard.

    Ce dernier définit le courant new wave comme une mode amusante qui mélange couleurs et textures sans se soucier des agencements.

    Le new wave, c’est quand même une forme de musique qui ressemble un peu au disco avec des vêtements qui sont plus exagérés, avec des maquillages qui sont très extravagants.

    L’animateur Michel Girouard

    Le new wave a également comme particularité d’être pris en sandwich entre deux courants, le disco et le punk. Une conjoncture que résume bien le coiffeur Léopold Bissonnette.

    L’évolution du disco au new wave, elle est due au punk. Du disco, on voulait un changement, alors le punk est sorti, adopté par une minorité et là on est arrivés au new wave qui va être adopté par une majorité.

    Le coiffeur Léopold Bissonnette

    Londres, capitale du punk

    Le mouvement punk n’est pas en reste dans nos archives. Dans ce reportage du 20 octobre 1977, l’équipe de l’émission Femme d’aujourd’hui remonte à la source pour traiter de ce phénomène.

    Femme d'aujourd'hui, 20 octobre 1977

    De Londres, les journalistes André Manderstam et Anne Penketh analysent rigoureusement les différents aspects du courant punk au sein de la jeunesse anglaise.

    Dire que les punks rockers sont de simples voyous, des blousons noirs, serait beaucoup trop simplifier le problème. En fait, il s’agit d’un symptôme d’un pays en transition.

    Le journaliste André Manderstam

    Les journalistes parlent d’un mouvement fondé sur le désespoir dans un pays miné par une grave crise économique. Le chômage touche nommément cette jeunesse qui s’identifie comme No future.

    Les punks cherchent à se révolter, à provoquer. Leurs tenues déchirées et rapiécées ainsi que leur musique se veulent une réaction agressive à la stagnation sociale et culturelle de l'époque.

    Une situation qui se rapporte davantage à l’Angleterre et qui risque fort de changer.

    « Je pense que cette musique pourrait survivre. Le mouvement, lui, ne peut pas durer », prédit le sociologue Peter Marsh.

    Smells Like Teen Spirit

    De la même façon que le punk, le grunge constituera un mouvement musical à travers lequel les jeunes des années 90 expriment leur détresse.

    Le Point, 11 mai 1994

    Cette musique est en quelque sorte le clairon de la rébellion de la génération X qui, tout comme les baby-boomers dans les années 60, rejette les valeurs et la domination de leurs aînés. C’est aussi le cri de désespoir d’une jeunesse qui a du mal à s’adapter à une époque où les changements sont souvent trop brusques.

    Le journaliste Marc Levasseur

    Le 11 avril 1994, quelques semaines après le suicide de Kurt Cobain, le journaliste Marc Levasseur se rend à Seattle pour l’émission Le Point.

    Il souhaite rendre compte de l’impact du suicide du chanteur de Nirvana sur la jeunesse et sur la scène musicale. C’est de cet endroit que sont originaires le groupe de musique et le mouvement grunge.

    Kurt Cobain est vite devenu le martyr d’une génération en quête de symbole. Une génération X dans l’ombre du sida, pour laquelle rien est acquis ni garanti.

    Le désarroi est palpable parmi les adeptes de grunge. Le groupe Nirvana avait réussi à exprimer toute la frustration d’une jeunesse révoltée. La mort de son leader sonne le glas du mouvement grunge.

    Pour les vrais amateurs, cette musique a déjà fait son temps. Le grunge est passé à l’histoire en même temps que Kurt Cobain. Ce qu’il en reste, c’est une génération qui se cherche.

    Le journaliste Marc Levasseur
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