•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sabryna Mongeon ambassadrice d'un programme de zoothérapie équestre

L'ambassadrice du programme est Sabryna Mongeon, une jeune femme de la région qui a dû subir plusieurs amputations à la suite d'un terrible accident de la route. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des jeunes de l'Outaouais aux prises avec difficultés auront accès à de la thérapie par le biais du contact avec des chevaux au ranch Red Robin, une ferme équestre de l'Ange-Gardien. L'ambassadrice du programme est Sabryna Mongeon, une jeune femme de la région qui a dû subir plusieurs amputations à la suite d'un terrible accident de la route.

C'est d'ailleurs un don corporatif de 12 000 $ qui permettra d'offrir le programme à des élèves de l'école polyvalente de l'Érablière de Gatineau et de l'école primaire de la montagne à Notre-Dame-de-la-Salette.

Je sais qu’avec les chevaux, la peur d’être jugé, on ne l’a pas, a indiqué Mme Mongeon pour expliquer son engagement auprès du programme de zoothérapie équestre. Pour moi, c’était vraiment important [de m'impliquer], a-t-elle dit.

Avant mon accident, j’étais quelqu’un qui avait tout le temps un mal-être. Je n’étais pas heureuse. J’ai tout le temps eu des périodes dures, a confié Sabryna Mongeon lors d'une entrevue avec Mathieu Nadon diffusé mardi au Téléjournal.

La jeune femme amputée des deux bras et des deux jambes avait été électrocutée après que sa voiture a heurté un poteau d’Hydro-Québec.

Se tourner vers ses proches

Sabryna Mongeon a expliqué que lorsque sont venus des moments plus difficiles à la suite de l'accident, son réflexe a été de demander de l’aide auprès de ses proches. Je trouve que c’est vraiment important – souvent, ça peut arriver vite, la pensée de se suicider. Il faut tout de suite qu’on ait un plan B, a-t-elle dit.

Je ne veux pas que les gens attendent d’être rendus à un point de non-retour pour demander de l’aide.

Sabryna Mongeon

Il faut que la population soit au courant des ressources disponibles, a soutenu celle qui, à 14 ans, avait complètement arrêté de manger et arrêté de boire de l’eau.

Je me suis ramassée à l'Hôpital Sainte-Justine, je pesais 83 livres, j’avais un pouls de 40, puis c’était ma façon de me laisser aller. Aujourd’hui elle va mieux malgré son accident, a raconté l'ambassadrice du programme de zoothérapie équestre.

Je suis vraiment plus heureuse et je me rappelle à quel point c’était difficile d’être là-dedans, d’être triste, d’avoir l’impression d’être jugé.

Sabryna Mongeon

Ressources disponibles

Selon Sabryna Mongeon, il est important pour les jeunes de connaître les ressources disponibles, puisqu'il s'agit du groupe d'âge qui les connaît le moins, selon elle. C’est important de leur faire savoir qu’il y a des gens autour d’eux qui peuvent les aider, les comprendre, a-t-elle soutenu.

Moi je me suis fait aider. J’ai eu des gens autour de moi, après mon accident, qui sont exceptionnels, puis je veux essayer de redonner ça. Je pense que c’est important. On reçoit, mais il faut aussi donner, a conclu Sabryna Mongeon.

Ressources pour la prévention du suicide

Si vous avez besoin d'aide en français partout au Canada pour vous ou pour un de vos proches, appelez le 1 833 456-4566.

Vous pouvez aussi visiter le site Internet du Service canadien de prévention du suicide (Nouvelle fenêtre).

Jeunesse, J’écoute offre aussi de l’aide partout au Canada pour les adolescents qui veulent parler de leur situation, au 1 800 668-6868.

Ces services sont offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Ottawa-Gatineau

Santé mentale